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jeudi 28 juillet 2016

The Nice Guys


Le duo à l'origine de L'Arme Fatale (1 à 3) se reforme. 25 ans plus tard (ouch...) Shane Black prend les commandes de ce buddy-movie situé dans les années 70 et Joel Silver est à la production.

Deux détectives privés aux styles différents enquêtent à Los Angeles sur le prétendu suicide d'une starlette.

La bande-annonce donnait le ton: violent, décalé, et kitsch. Le résultat final est dans le même ton.
The Nice Guys joue sur un registre qui ne plaira pas à tout le monde: blagues potaches, fusillades et castagne, le tout en chemises à jabot et pantalons patte d'éph. Le mélange est étonnant.

On est bien dans une comédie. Le scénario à tiroir reste simple et ne nous perd pas en route. Le rythme est là et s'emballe juste quand il faut. Certaines scènes bien déjantées viennent ponctuer les 2 heures de film (en particulier celle de la fête chez le producteur). Shane Black recherche le décalage en permanence et réussit souvent.

Comme souvent quand on demande à des acteurs habitués aux rôles musclés et virils de jouer la comédie, ça fonctionne. Russell Crowe en brute bougonne et (surtout) Ryan Gosling en punching-ball à la répartie cinglante. Kim Basinger et la jeune Angourie Rice complètent ce casting bien solide.

The Nice Guys va vite et secoue dans tous les sens grâce à des scènes d'action un peu trop vitaminées.
Rien de neuf ni de très original mais une recette qui fonctionne si on adhère au sens de l'humour du duo réalisateur / producteur.

Un bon buddy-movie du samedi soir, à voir entre copains.

La petite anecdote:
au départ, The Nice Guys devait être une série TV. L'idée a finalement été abandonnée.

Note:
3.5/5

Infos pratiques:
The Nice Guys
sorti le 15 mai 2016 en France
réalisateur: Shane Black
avec: Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger, Angourie Rice

mardi 19 janvier 2016

The Big Short: le casse du siècle


Annoncé comme un Ocean's Eleven à Wall Street et avec un casting royal (indice: les noms des acteurs sont écrits plus gros que le titre du film sur l'affiche), The Big Short avait de quoi séduire sur le papier.

En 2005, quelques outsiders de la finance voient ce que le reste du monde refusait d'admettre: le système financier américain était pourri. Ils décident alors de parier contre les banques.

Adapté du roman de Michael Lewis The Big Short: Inside the Doomsday Machine, ce film a une volonté de vulgarisation des mécanismes financiers ayant mené à la crise de 2008. Celle-ci a eu des répercussions mondiales et pourtant, on a bien du mal à comprendre d'où c'est parti. "C'est à cause des subprimes", et vous, vous savez ce que c'est que les subprimes?
Le réalisateur Adam McKay, abonné jusqu'ici aux comédies (dont le loufoque Ricky Bobby, Roi du Circuit) décide donc de nous expliquer ce qui a provoqué cette crise.

Il adopte un montage très rythmé, des images d'archives, des prises de vue caméra à l'épaule et même des apartés pour clarifier quand ça devient vraiment technique. 
Sauf que mettre Margot Robbie (Le Loup de Wall Street) dans un bain moussant ne m'aide pas vraiment à comprendre le marché obligataire...
J'ai bien saisi que les banques étaient véreuses et que l'appât du gain a mené à la création d'une bulle. J'ai aussi compris que tout un environnement se protégeait mutuellement: banques, agences de notations, journalistes, etc. Mais je ne suis toujours pas capable d'expliquer ce qu'est un subprime...

Le très bon Margin Call évoluait dans le même cadre sans chercher à rentrer dans les détails techniques et parvenait à nous raconter une atmosphère. The Big Short nous perd dans des détails. 
L'humour savamment distillé vient heureusement nous sortir du ron-ron des tutoriels.

Le casting 4 étoiles s'en donne à cœur joie. 
Christian Bale (nominé aux Oscars pour ce rôle) en geek complètement perché en fait trop. 
Ryan Gosling en moumoute et faux bronzage s'amuse et ça se voit.
Steve Carell continue sur sa lancée de rôles sérieux (Foxcatcher par exemple), voulant sans doute changer son image comique. 
Brad Pitt a un rôle décalé, qui sert de repère moral dans cette frénésie décorelée de la réalité économique.

Adam McKay parvient à véhiculer son message: on ressort de The Big Short convaincus que le système est pourri de l'intérieur et que les erreurs du passé n'ont pas du tout servi de leçon. La volonté d'indigner est noble mais il est difficile de s'énerver quand on a été noyé sous les explications financières trop techniques.
Dommage...

La petite anecdote:
Si Wikipédia peut vous aider à y voir plus clair... https://fr.wikipedia.org/wiki/Subprime

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
The Big Short: le casse du siècle
réalisateur: Adam McKay
avec: Steve Carell, Ryan Gosling, Christian Bale, Brad Pitt



vendredi 7 juin 2013

J'ai été voir... Only God Forgives


La critique sera courte... je n'ai pas aimé.
On m'avait pourtant prévenue que ce Only God Forgives n'était pas un nouveau Drive même si on retrouve le réalisateur (le danois Nicolas Winding Refn) et l'acteur principal (Ryan Gosling). Plus sombre, plus violent, plus symbolique et malheureusement... plus obscur.

Julian gère à Bangkok une salle de boxe thaï. Quand son frère est assassiné et que leur mère réclame vengeance, il fait face à un mystérieux policier.

Cette trame d'histoire sert au réalisateur à mettre en scène une atmosphère très particulière...

... imaginez donc un scénario qui tient sur un timbre poste mais aussi...

... imaginez une nuit qui n'en finit pas, un éclairage rouge, un Bangkok stylisé et une musique entêtante (Refn a fait à nouveau appel à Cliff Martinez, qui avait déjà réalisé la BO de Drive)

... imaginez Ryan Gosling, dont on ne se lasse pas mais qui ne déploie ici que deux expressions faciales. Manque le magnétisme de Drive (ou les abdos de Crazy Stupid Love).

... imaginez un symbolisme à outrance et une psychanalyse de comptoir. Refn parle de mythologie mais j'y ai vu un film qui intellectualise trop et qui laisse les spectateurs désemparés.

... imaginez une violence fétichiste à laquelle on ne peut même pas associer un second degré qui permettrai de souffler un peu. Only God Forgives se prend au sérieux et quand les coups de poing virent au gore, on se demande le sens de tout cela. A noter que Gaspard Noé (réalisateur de Irréversible) est remercié au générique, ça vous donne une idée de ce que j'entends par gore.

... imaginez Kristin Scott Thomas en mère vénéneuse, entre Madonna et Donatella Versace, cruelle et manipulatrice. Hypnotique.

... imaginez une esthétique asiatique faite de clichés (la boxe, le sabre, les prostituées) et d'images chocs. Imaginez des scènes de ralentis qui tombent comme des cheveux sur la soupe et des karaoké qui font sourire jaune.

Concentrez tout ça en 1h30 et vous aurez un aperçu de cet OVNI visuel qui a été boudé à Cannes et qui m'a laissé sur le carreau.

La petite anecdote
Ryan Gosling, qui devait venir à Cannes pour présenter Only God Forgives, a été contraint de rester à Detroit, où il réalise actuellement son premier film. La raison? la compagnie d'assurance a tout simplement refusé qu'il prenne l'avion!
Et même si Ryan est très fort, Detroit-Cannes en kayak, c'est pas possible en 2 jours.

Infos pratiques
Only God Forgives
sorti le 22 mai 2013 en France 
réalisateur: Nicolas Winding Refn
avec: Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19504215&cfilm=172433.html

vendredi 29 mars 2013

J'ai été voir... The Place Beyond The Pines


Quand Ryan Gosling et Bradley Cooper vous proposent d'aller voir ce qui se passe "au-delà des pins" (beyond the pines), vous dites oui, sans trop d'hésitation. Et même si finalement, The Place Beyond the Pines réserve quelques longueurs, l'aura des acteurs fait passer le temps.

Luke est un cascadeur à moto dans un show itinérant, sans attache. Quand il découvre qu'il a un fils, il décide de subvenir à ses besoins et bascule du mauvais côté en braquant des banques. Il va croiser la route d'un policier ambitieux et leur rencontre va avoir des conséquences à long terme.

The Place Beyond the Pines est très (trop?) nettement découpé en trois parties. Le réalisateur Derek Cianfrance nous présente les conséquences sur plusieurs personnes et plusieurs années d'un événement unique.

Cianfrance et Ryan Gosling avaient déjà travaillé ensemble sur Blue Valentine et le réalisateur sait comment capter le côté mystérieux de l'acteur. On pense bien sûr à Drive dans lequel Gosling incarnait déjà un gentil-méchant dur à cuire qui écrase une larme de temps en temps. S'il est vrai qu'il est bon dans ce rôle et que Cianfrance sait construire l'atmosphère qui rend sa performance encore meilleure, j'ai tout de même envie qu'il prouve rapidement qu'il sait faire autre chose. 

La seconde partie est dominée par le personnage incarné par Bradley Cooper, mais l'acteur ne se distingue pas particulièrement. On remarque davantage Ray Liotta, délicieusement malfaisant, ou Eva Mendes, plutôt juste. Cette deuxième étape de l'histoire est assez réussie même si elle manque d'élan. On suit avec intérêt ce flic pas trop pourri qui se transforme en politicien naissant et pas vraiment sympathique. 

Jusqu'à ces 2/3, The Place Beyond the Pines est assez réussi, même si on se sent un peu baladé sans savoir où on va.
La 3ème partie est sensée être celle qui conclut la question du film: que laisse-t-on à ses enfants? Ce sujet de l'héritage est abordé ici sans subtilité et c'est dommage. Cianfrance enchaîne les clichés et le spectateur, qui voit les grosses ficelles, commence à trouver le temps long.
Les deux acteurs interprétant les ados sont pourtant bons: Emory Cohen et surtout Dane DeHaan. On avait aperçu ce dernier dans Des Hommes Sans Loi et il confirme ici un potentiel qui fait penser à un Léonardo DiCaprio jeune. 

Cianfrance avait un challenge ambitieux: traiter de l'hérédité de la violence en construisant une fresque familiale. Il y parvient par moment grâce à des acteurs très justes. Mais The Place Beyond the Pines manque de souffle et on se perd en route. 
Restent les abdos de Ryan et les yeux bleus de Bradley...

La petite anecdote
C'est la ville au nom imprononçable de Schenectady, lieu de tournage et où se déroule le film qui lui a donné son titre. En effet, Schenectady en mohawk (iroquois) signifie l'endroit au-delà des pins.

Infos pratiques
The Place Beyond the Pines
sorti le 20 mars 2013 en France
réalisateur: Derek Cianfrance
avec: Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes, Ray Liotta, Dane DeHaan
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19465183&cfilm=194891.html 

lundi 25 février 2013

J'ai été voir... Gangster Squad


Certains thèmes semblent être une source inépuisable d'histoires à raconter au cinéma: la lutte contre les gangsters en fait partie. Et ce thème se décline à toutes les époques: années 20-30 (Lawless), les années 40-50 (Le Parrain, Les Affranchis, L.A Confidential), les années 70-80 (American Gangster, Scarface) jusqu'à aujourd'hui (Les Infiltrés)...

Après la Seconde Guerre Mondiale, à Los Angeles, une unité spéciale est mandatée par le chef de la police pour détruire l'empire de Mickey Cohen, un parrain de la mafia qui contrôle la ville.

Sur le papier, le scénario ressemble beaucoup à celui des Incorruptibles; en fait, on en est loin. Mais ce n'est pas la seule référence puisque les clins d'oeil à Scarface et Public Enemies sont nombreux.  

Gangster Squad est sensé aborder le sujet de la différence entre le bien et le mal: qu'est-ce qui différencie les gentils policiers des méchants s'ils sont prêts à tout ? 
Mais on ne va pas jusque là dans la réflexion car le film s'arrête au niveau esthétique du film de gangster.
Les années 50 sont parfaitement reconstituées: les chapeaux et les impers tombent parfaitement, les robes du soir ressemblent à celle de Jessica dans Qui veut la peau de Roger Rabbit? et les sulfateuses font un bruit d'enfer. C'est à un exercice de style que se livre le réalisateur Ruben Fleisher, il nous donne à voir un Los Angeles fantasmé.

Et il faut admettre que son casting a de l'allure. A la tête de l'équipe de policiers de chocs, Josh Brolin et sa mâchoire hyper-carrée. Pas hyper charismatique mais il a le physique parfait pour le personnage...
Pour continuer dans les physiques parfaits, Ryan Gosling prête sa gueule d'ange à Jerry Wooters, flic désabusé et séducteur second degré. Ok, il est plus mannequin qu'acteur: Los Angeles fantasmé on vous dit... 
La déception surprise vient de Sean Penn qui est d'habitude impeccable mais qui, ici, en fait beaucoup trop. Sur-maquillé pour le transformer en ex-boxeur, il s'énerve très fort et se fâche tout rouge mais il ne fait pas un Mickey Cohen convaincant.

Gangster Squad ressemble en fait à une BD, un de ces comics américains qui rassemblerait une bande de héros pour une quête de justice. Dans cette équipe de flics, que l'on pourrait rebaptiser "United Colors of LAPD", tous les quotas sont remplis (1 noir afro-américain, 1 mexicain, 1 geek, 1 vieux senior). 
Visuellement aussi, on est dans le film de super-héros avec des ralentis et des arrêts sur images qui ressemblent aux vieux dessins animés Batman.
La Ligue des Policiers Extraordinaires fait donc son travail et cet esprit BD est renforcé par un humour un peu lourd. Cela permet également de dédramatiser la violence, pourtant bien présente dans le film: on ne prend pas au sérieux les bastons et les fusillades qui paraissent très chorégraphiées.
Pas de subtilité: on ne fait pas dans la dentelle et on ne s'attarde pas sur des détails de l'histoire qui pourraient pourtant lui donner la profondeur qui lui manque.

Gangster Squad est une succession de clichés sur ce qu'est sensé être un film de gangsters dans les années 50. Ce n'est pas désagréable mais ça pourrait être tellement mieux...

La petite anecdote:
La sortie de Gangster Squad a été retardée suite à la fusillade dans le cinéma d'Aurora. Alors qu'il devait sortir en septembre 2012 et que la bande-annonce tournait déjà, la production a décidé de couper une scène du film qui représentait... une fusillade dans un cinéma. Il a même fallu re-tourner entièrement une scène.

Infos pratiques:
Gangster Squad
sorti le 6 février 2013 en France
réalisateur: Ruben Fleisher
avec: Josh Brolin, Sean Penn, Ryan Gosling, Emma Stone
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19415289&cfilm=186168.html 

mercredi 2 novembre 2011

J'ai été voir... Les Marches du Pouvoir


L'avantage quand on s'appelle George Clooney - outre le fait d'avoir toutes les femmes à ses pieds et autant de capsules Nespresso qu'on veut - c'est que quand on décide de réaliser un film, on peut réunir un des meilleurs castings de 2011.
Autour de Ryan Gosling (encore lui!) on retrouve donc George himself, Paul Giamatti et Philip Seymour Hoffman, Marisa Tomei et Evan Rachel Wood.

Stephen Meyers (Ryan Gosling) est le jeune et ambitieux conseiller de campagne de Mike Morris (George Clooney) et il est convaincu que ce dernier est le candidat idéal. Confronté brutalement à la réalité, il va devoir adapter son propre jeu à ces règles pas très propres.


Librement adapté de la pièce de théâtre Farragut North de Beau Willimon (le personnage du candidat Mike Morris n'existe par exemple pas dans la pièce), Les Marches du Pouvoir nous fait visiter les coulisses d'une élection primaire à l'américaine. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à m'y retrouver au début du film avant de comprendre que les deux "adversaires" sont en fait du même camp démocrate.

Un des gros points postitifs du film est son côté pédagogique: on en ressort en comprenant un peu mieux les rouages du système américain, notamment les relations entre les medias et les acteurs politiques. Ryan Gosling a d'ailleurs indiqué que l'une des raisons pour lesquelles il a voulu faire ce film est qu'il souhaitait en savoir plus sur la politique américaine...

Les Marches du Pouvoir porte forcément un regard assez cynique sur la politique. Cynique mais pas déconnecté de la réalité: la campagne fictive est largement inspirée de celle d'Obama et les "affaires" du film en rappellent de bien réelles...L'autre intérêt est que le personnage principal n'est pas celui qui est habituellement sous les feux de la rampe mais une des petites mains qui s'activent dans l'ombre pour faire son succès. Et dans l'ombre, il y a Paul Giamatti et Philip Seymour Hoffman qui jouent les deux directeurs de campagne et qui sont, comme d'habitude, géniaux.
De nombreux articles présentent le personnage de Stephen Meyers comme un idéaliste. J'ai pour ma part plutôt l'impression qu'il savait depuis le début dans quel nid de crabes il se jetait.


Finalement, la question (très actuelle) que pose le film c'est de savoir si en politique, il faut croire en un homme ou avoir des convictions... 

La petite anecdote:
Le rôle principal devait être un temps tenu par Léonardo Di Caprio. Même s'il n'a finalement pas incarné le jeune conseiller politique, il est resté au générique puisqu'il est producteur.

Infos pratiques:
Les Marches du Pouvoir
sorti le 26 octobre 2011 en France
réalisateur: George Clooney
avec: Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman, Paul Giamatti, Marisa Tomei, Evan Rachel Wood
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19245788&cfilm=131737.html

mardi 18 octobre 2011

J'ai été voir... Crazy Stupid Love


Crazy, Stupid Love fait partie d'une catégorie bien particulière de films, les "films du dimanche soir", ceux qu'on aime parce qu'on sait en entrant dans la salle qu'on aura le sourire en ressortant.

Et quand le casting est aussi alléchant que pour Crazy, Stupid Love, je n'hésite pas longtemps...
Steve Carell (The Office) joue un gentil père de famille dont la vie tombe en morceaux quand sa femme, jouée par Julianne Moore, lui annonce qu'elle le trompe. Grâce à un jeune tombeur (Ryan Gosling) qui le prend sous son aile, il va apprendre à draguer au XXIème siècle...
Pour ceux qui en doutaient, Ryan Gosling a non seulement un potentiel comique, mais aussi des abdos en acier trempé.
Steve Carell ne tombe jamais dans le mélo ou le clown et il joue sincèrement ce mec un peu paumé et vraiment amoureux.

Crazy, Stupid Love contient évidemment des clichés de comédie romantique et il y a un tas de bons sentiments à l'américaine, mais il y a aussi des dialogues bien ficelés, des personnages bien trempés et des surprises bien amenées...
Et puis les bons sentiments, c'est toujours agréable un dimanche soir.

La petite anecdote:
David A. Siegel, producteur exécutif du film, est aussi celui de Very Bad Trip.

Infos pratiques
Crazy, Stupid Love
sorti le 14 septembre 2011 en France
réalisateurs: Glenn Ficarra, John Requa
avec: Steve Carell, Ryan Gosling, Julianne Moore, Emma Stone
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19228368&cfilm=180157.html

mercredi 12 octobre 2011

J'ai été voir... Drive


Je me méfie toujours un peu des films soi-disant "à ne pas manquer". D'abord on se sent un peu obligés d'aller les voir et je trouve que c'est beaucoup plus facile d'être déçu que d'être agréablement surpris.
Le prix de la mise en scène à Cannes, on peut s'en méfier aussi...
Mais de temps en temps, on trouve un film qui met tout le monde d'accord. Drive est de ceux-là.

Drive raconte l'histoire d'un jeune homme très seul qui pilote des voitures à Los Angeles: le jour sur des plateaux de cinéma et la nuit pour sortir des braqueurs de leurs casses. Les règles qu'il s'impose volent en éclat et tout dégénère quand il rencontre sa voisine Irène et qu'il aide son mari à sa sortie de prison.
Les ingrédients pour un bon film sont là: les voitures, la jolie fille, le sombre héros, et les vrais méchants. Ces ingrédients là, on les retrouve aussi dans 60 Secondes Chrono ou dans Fast and Furious (1, 2, 3, etc...). Mais dans Drive, il y a bien plus que ça...

D'abord il y a Los Angeles. On a déjà vu cette ville filmée sous toutes les coutures mais quiconque y a déjà conduit retrouvera dans le film ce sentiment d'être perdu dans un labyrinthe. 

Ensuite il y a le rythme du film, qui s'emballe juste quand il faut pour obliger le spectateur à s'accrocher à son fauteuil quand il ne s'y attend pas (attention d'ailleurs, certaines scènes sont violentes).

Il y a aussi les seconds rôles très chouettes.
Bryan Cranston (le papa de Malcolm et le héros de la série Breaking Bad) joue le manager du Driver qui enchaîne les mauvais choix et les coups de pas-de-bol.
Carey Mulligan qu'on a vu dans An Education (et qui a même été nominée aux Oscars pour ce rôle), incarne Irène, le personnage qui va faire basculer l'histoire sans vraiment rien demander.
On reconnaît aussi Christina Hendricks qui en a fait fantasmer plus d'un en jouant Joan dans Mad Men et qui joue le seul autre rôle féminin.

Il y a la musique qui accompagne le film. La BO, signée Cliff Martinez, sait se taire quand il faut et les morceaux électro collent parfaitement à l'ambiance sombre du film. La chanson A Real Hero par College et Electric Youth fait d'ailleurs déjà partie de ma playlist du moment.

Et bien sûr il y a Ryan Gosling dont j'étais tombée amoureuse dans The Notebook, que j'avais raté en n'allant pas voir Blue Valentine, et que j'ai hâte de voir dans Les Marches du Pouvoir de et avec George Clooney (Allociné m'apprend également qu'il a incarné Hercule dans la série Hercule contre Ares dans les années 90... il faut bien démarrer quelque part).
Dans Drive, Ryan Gosling a le rôle principal. Il n'est cependant pas un héros tant son personnage est sombre et mystérieux. Il ne dit quasiment rien et on est littéralement pendus à ses yeux.

Quand Drive se termine, on a le sentiment de s'être pris une grosse claque et qu'on vient de voir un film qui va rester dans les annales. Et on est aussi très content de constater qu'on peut encore voir des films différents mais accessibles.

La petite anecdote:
Le morceau phare de la BO "A Real Hero" de College et Electric Youth a été inspiré par les mots du grand-père d'Austin Garrick (membre d'Electric Youth), le Capitaine Sully Sullenberger. Ce pilote aéronautique, a fait la une des journaux du monde entier en janvier 2009, lorsqu'il a réussi à poser un avion en panne sur le lac Hudson, sauvant les vies des 155 passagers.

Infos pratiques:
Drive
sorti le 5 octobre 2011 en France
réalisateur: Nicolas Winding Refn
avec: Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Christina Hendricks
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19243477&cfilm=135082.html