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samedi 31 décembre 2016

Rogue One: A Star Wars Story


Star Wars? Déjà l'épisode 8? pas tout à fait...
Difficile de ne pas perdre le fil dans la continuité de la saga. Rogue One: A Star Wars Story est, comme son nom l'indique, un spin-off et se situe chronologiquement entre les épisodes 3 et 4. Il y a tout à fait sa place.

Face à l'Empire, la Rebellion cherche à s'emparer des plans de l'Etoile Noire. 

L'intrigue de Rogue One est résumée en 2 lignes qui défilent au début de l'Episode 4 Un Nouvel Espoir (sorti en 1977, c'était le 1er de la saga. Vous suivez toujours?) "Les forces rebelles se sont emparées des plans de l'Etoile Noire". Comment ont-ils réussi? c'est toute l'intrigue de ce film.
Pas de Luke Skywalker, pas de Yoda à l'horizon, peu de sabre laser mais un Dark Vador en pleine forme.

Impossible aujourd'hui de faire un nouveau Star Wars sans y inclure de nombreuses références. Et les fans sont tellement pointilleux avec leur univers qu'il semble impossible de ne pas les décevoir. L'épisode XVI, Le Réveil de la Force sorti en 2015 souffrait ainsi de cette contrainte, comme si l'héritage pesait lourd sur ses épaules. 
La solution vient peut-être des spin-offs autonomes qui sont prévus autour de l'histoire principale. Rogue One est le premier alors qu'une série autour du personnage de Han Solo est en préparation. Ce film permet de compléter l'histoire mais il fonctionne également seul. 
Je ne le conseillerais cependant pas à quelqu'un n'ayant jamais vu les autres films ou n'appréciant pas l'univers. Pour les autres, ils risquent bien de se régaler.

Le réalisateur Gareth Edward (Godzilla) a pris le parti de faire un film de guerre, plus sombre et plus violent que ses prédécesseurs. Il a même été assorti d'un avertissement pour les moins de 13 ans aux USA. 
Peu de mentions de la Force et de la mythologie Jedi, beaucoup de combats de vaisseaux et de poursuites intergalactiques, voilà la recette choisie pour ce Rogue One
Le spectacle est au rendez-vous de cette superproduction.

Un peu long à se mettre en place et laissant peu de place à l'exploration des personnages (faisant de toute façon partie d'un commando suicide, on a pas vraiment le temps de les pleurer), on se délecte cependant de l'humour, distillé ici via le droïde K2SO) et on retrouve les composantes de l'ADN Star Wars.

Tout comme dans Le Réveil de la Force, le personnage principal est féminin. Felicity Jones est plus charismatique que Daisy Ridley et elle incarne avec autorité Jyn Erso.
Le reste du casting est évidemment 5 étoiles. Ben Mendelsohn, découvert dans l'excellent Animal Kingdom , enfile la cape du méchant. Alors que Mads Mikkelsen continue de prouver qu'il est à l'aise dans tous les genres de films.
Forest Whitaker donne quant à lui corps à Saw Gerrera, un personnage qui avait été créé dans le dessin animé Clone Wars. 
Certains acteurs vont jusqu'à ressusciter puisque Peter Cushing, décédé en 1994, reprend son rôle de Tarkin grâce aux images de synthèse. Le résultat est plus ou moins heureux mais on s'y retrouve.

On peut être confus par cette nouvelle aventure qui doit trouver sa place dans une narration déjà touffue. J'ai trouvé l'exercice réussi notamment grâce à certaines scènes bluffantes visuellement.

Un "épisode 3,5" qui occupera les fans et ravira les studios Disney qui ont racheté la franchise en 2012 et qui comptent bien la rentabiliser. En attendant l'Episode XIV, prévu pour la fin 2017.

La petite anecdote:
Suite au décès de Kenny Baker qui interprétait depuis les années 70 le robot R2-D2, seul Anthony Daniels, qui joue le droïde C3PO, apparaît dans tous les longs métrages de la saga.

Note:
4/5

Infos utiles
Rogue One: A Star Wars Story
sorti le 14 décembre 2016 en France
réalisateur: Gareth Edwards
avec: Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Mads Mikkelsen; Forest Whitaker

jeudi 10 mars 2016

Room


Inspiré de faits divers sordides, le challenge était grand pour Lenny Abrahamson de ne pas tomber dans le voyeurisme déplacé.

Jack a 5 ans. Il vit seul avec sa mère. Elle lui apprend à jouer, à rire et à comprendre le monde. Sauf que leur monde est confiné aux 4 murs de la pièce dans laquelle ils sont séquestrés.

Pour éviter toute mauvaise surprise, ne regardez pas la bande-annonce qui dévoile une partie non négligeable de l'intrigue et risquerait de gâcher votre plaisir.

Ce drame maternel est tiré du roman de Emma Donoghue, qu'elle a elle-même construit en se renseignant sur plusieurs affaires de jeunes femmes séquestrées (sans pour autant en raconter une en particulier). Room est par bien des aspects un thriller psychologique. L'oppression de l'enfermement, la peur, la pénombre donnent un ton étouffant.

Avec un tel sujet, le pathos malsain guette. Mais le réalisateur parvient à insuffler la poésie dans Room, en nous mettant dans la perspective de Jack. Il n'a connu que cette pièce mais grâce à la douceur de sa mère et à la relation qu'ils créent, quelque chose de beau émerge au milieu du terrible.

Room parle de l'immensité des possibles, de ce qui se cache derrière ces murs et qu'on a du mal à imaginer. Jack a du mal à distinguer ce qui se passe dans sa télé de ce qui est réel puisqu'il n'a jamais vu autre chose. 

Le film ne s'enferme jamais et le récit rebondit régulièrement afin de nous emmener ailleurs. Cette mère s'accroche à son fils pour survivre et lui s'accroche à elle car elle est sa seule certitude. L'émotion est évidemment palpable et surgit dans les détails, principalement grâce à la candeur de Jack et à son regard sur les choses.
La 2ème partie du film est plus prévisible et d'aucuns reprocheront trop de bons sentiments. J'ai pour ma part trouvé l'évolution du récit nécessaire et assez logique.

Brie Larson, que j'avais déjà beaucoup aimé dans States of Grace habite littéralement son personnage. Bouleversante en mère courage, elle remporte assez logiquement l'Oscar de la meilleure actrice.
Jacob Tremblay, 10 ans, parvient presque à lui voler la vedette. Il est une éponge à émotions et sa simplicité va droit au but.

Passer deux heures dans Room n'est pas une expérience particulièrement agréable. Mais c'est un film sobre et juste qui parvient une combinaison rare: à la fois fort et doux.

La petite anecdote:
Le prénom Joy était très représenté lors des Oscars 2016: c'est le prénom du personnage interprété par Brie Larson dans Room mais également celui joué par Jennifer Lawrence dans.. Joy. Enfin, c'est le nom de l'une des émotions dans Vice-Versa (Oscar du meilleur film d'animation). 

Note:
4/5

Infos pratiques:
Room
sorti le 9 mars 2016 en France
réalisateur: Lenny Abrahamson
avec: Brie Larson, Jacob Tremblay

mercredi 2 mars 2016

The Revenant


Il est de ces films qu'on va voir pour répondre à une question: "Alors, Léo, il le mérite son Oscar ?"

1823, au début de l'hiver dans une Amérique sauvage, un groupe de trappeur échappe à une attaque d'Indiens et bat en retraite. Leur éclaireur, Hugh Glass tombe entre les pattes d'un ours et est grièvement blessé.

Alejandro Gonzalez Innaritu (réalisateur de Babel, Birdman) adapte - et prend de nombreuses libertés - le roman de Michael Punke qui relate l'histoire vraie et parfois difficilement croyable de Hugh Glass. 
The Revenant est une démonstration de force. Uniquement filmé en lumières naturelles, le travail du chef opérateur Emmanuel Lubezki (qui collabore également avec Terrence Malik) est bluffant. Il lui a par ailleurs valu l'Oscar de la meilleure photo.

Les scènes d'action sont dantesques, en particulier (mais pas uniquement) cette fameuse scène d'attaque d'ours. Mangez peu avant votre séance, The Revenant flirte parfois avec le gore.
Les longs plans séquences ne nous laissent aucun répit. On est happés dans cette nature hostile et pourtant tellement majestueuse, face à ces personnages aux réactions viscérales.

A la vue de la bande-annonce, je craignais une longue errance métaphysique dans les plaines enneigées. Cet aspect spirituel est présent mais le rythme ne manque pas. On est même souvent surpris de la tournure que prennent les événements.

The Revenant n'est pas seulement un film de vengeance, ce n'est pas non plus seulement une grande épopée ou une démonstration de survie. C'est un peu tout ça à la fois.
Le but d'Inarritu est de mettre l'homme à nu et d'observer ses réactions. Alors il ne ménage personne: il brutalise ses personnages autant que les spectateurs. On ne ressort pas indemne de The Revenant.

On peut reprocher au scénario d'enchaîner les événements les plus improbables. Il est vrai qu'au bout de 2h30 on se demande encore ce qui va tomber sur la tête de ce pauvre Glass.
C'est là que la dimension spirituelle prend le relais. Au travers de scènes de rêves mais aussi au travers de sa douleur physique, le personnage rampant et bavant passe petit à petit à un autre stade. A la fois sauvage et très pur.

The Revenant repose sur les épaules de Léonardo Di Caprio qui a enfin décroché l'Oscar du Meilleur Acteur pour ce rôle. Peu de mots: il laisse parler pour lui la puissance de son jeu. Et ça marche. On peut débattre pour savoir si c'est son meilleur rôle (je ne pense pas) mais la récompense cette année est méritée.
2015 était l'année Tom Hardy: Mad Max: Fury Road  a fait un carton au box-office et a raflé 6 Oscars, dans Legend il interprétait les 2 rôles principaux. Il est ici entier et donne toute sa puissance physique au rôle de salopard.

The Revenant est un magnifique objet esthétique. Il secoue et interroge. On a au final le sentiment d'avoir assisté à un grand poème: pas besoin d'en comprendre tous les sens cachés pour le trouver beau.

La petite anecdote:
Si vous voulez faire croire que vous avez vu The Revenant c'est de la scène de l'ours dont il vous faudra parler (comme la "scène de l'ascenseur" dans Drive).
Pour en savoir plus sur cette scène et savoir comment elle a été tournée, c'est ici.

Note:
4/5

Infos pratiques:
The Revenant
sorti le 24 février 2016 en France 
réalisateur: Alejandro Gonzalez Inarritu
avec: Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson


lundi 5 janvier 2015

The Riot Club


Les anglais, leur aristocratie, leur art de l'excès... Un film qui raconte ça de l'intérieur a de quoi séduire. Surtout quand c'est Lone Sherfig, la réalisatrice de Une Education qui s'en charge.

Le Riot Club est un cercle très fermé au sein de l'Université d'Oxford, ouverts seulement aux plus riches et aux plus nobles. Sa devise est "Ne rien faire sans joie, tout faire avec excès". Miles et Alistair sont pressentis pour l'intégrer.

Tiré d'une pièce de théâtre (Posh de Laura Wade, qui signe ici le scénario), The Riot Club plonge dans un Oxford souterrain, fait de communautés secrètes, de décors chargés d'histoire et de traditions multi-centenaires.

Le scénario suit la montée en puissance et la folie de l'intégration de deux "bizuts" dans un club qu'on devine très vite pourri de l'intérieur. Lone Sherfig nous présente d'abord ces jeunes gens, certes aristocrates et pleins aux as, mais surtout comme voulant profiter de leurs derniers instants d'insouciance. On en viendrait presque à les apprécier. Jusqu'à ce que les masques tombent et qu'ils deviennent monstrueux et effrayants. 

Le principal intérêt du film est son casting digne d'un boys band. Sam Clafin (Finnick Odair dans Hunger Games: L'Embrasement), Max Irons (fils de Jeremy Irons), Douglas Booth sont plus glamour les uns que les autres. La bonne surprise c'est qu'ils sont également plutôt convaincants en jeunes pourris gâtés.

Mais The Riot Club manque cruellement de punch et même quand il bascule dans la cruauté, on a du mal à y croire. Alternant entre histoire d'amour et tentative de satire sociale, le film perd très vite de son intérêt. On est quand même dégoûtés par le mépris de ces futures élites, incapables d'assumer une erreur et qui se gavent en crachant sur les "pauvres". Dégoûtés, mais pas pris au jeu.

Allez-y donc pour apprécier les beaux garçons et l'accent britannique. C'est à peu près tout...

La petite anecdote:
Une polémique a accompagné la sortie de The Riot Club en Grande Bretagne. Le film serait en effet inspiré du Bullington Club auquel ont appartenu l'actuel Premier Ministre britannique David Cameron, le maire de Londres Boris Johnson et le Ministre des Finances Georges Osborne. L'équipe du film maintient qu'il s'agit d'une fiction.

Note:
1.5/5

Infos pratiques:
The Riot Club 
sorti le 31 décembre 2014 en France
Réal: Lorne Sherfig
avec: Sam Clfin, Max Irons, Douglas Booth, Holliday Grainger

lundi 25 août 2014

Le rôle de ma vie



Après Garden State, Zach Braff revient devant et derrière la caméra, pour un film écrit avec son frère et financé grâce à un appel aux fonds via Internet.

Aidan approche de la quarantaine, il vit à Los Angeles avec sa femme et leurs deux enfants et rêve depuis toujours de percer au cinéma. Arrive cependant un moment où sa vie d'adulte le rattrape.

Le Rôle De Ma Vie a été présenté lors du Festival de Sundance (tout comme Garden State il y a 10 ans...) et a reçu une ovation. Ce n'est pas surprenant tant ce film semble formaté pour recevoir le label "film indépendant américain".

"Indépendant" tout d'abord, puisqu'il n'est attaché à aucun studio. Le budget a été réuni grâce à une campagne de crowdfunding sur Internet. Inspiré par le succès du projet Veronica Mars, Zach Braff a réussi à lever 3.1 millions de dollars (1 million de plus qu'initialement prévu), ce qui lui a permis une grande liberté, notamment celle de tourner à Los Angeles même.

Il règne une atmosphère très sympathique dans ce film, le réalisateur ayant réussi à réunir autour de lui des acteurs avec lesquels il s'entend vraiment bien (Donald Faison, avec qui il partageait l'écran dans la série Scrubs, Kate Hupton qui est une amie...)
Vous reconnaîtrez sans doute quelques visages: Mandy Patinkin (Saul dans Homeland), la belle Kate Hupton donc, plutôt habituée aux rôles de blonde plantureuse mais qui s'en sort bien ici en mère de famille ou encore la jeune Joey King, vue dans Crazy Stupid Love et Le Monde Fantastique d'Oz

Les sujets abordés ne sont pas légers: rôle du père, transmission, prise de responsabilité, deuil... Et pourtant, Le Rôle De Ma Vie est une comédie. Certaines scènes sont même carrément des sketchs. 
Aidan, le héros, est à un carrefour de sa vie. Il a peur de faire certains choix alors que les événements le poussent. Il va finalement faire de son mieux pour que sa famille se rassemble. 
On touche là au côté très "américain" de ce "film indépendant américain": on n'évite pas la leçon de vie larmoyante ni le côté feel-good movie.

D'autres moment plutôt réussis font passer un bon moment: la caricature du folklore juif orthodoxe ou la science-fiction vue par un geek californien par exemple. 
On reste cependant loin des moments de poésie de Garden State

Le Rôle De Ma Vie est donc un film équilibré et bien construit, qui alterne entre scènes charmantes et drôles et épisodes dramatiques et larmoyants. 
Cinéma indépendant, certes, mais cinéma calibré quand même...

La petite anecdote:
Pour des raisons de budget, les gardes-robes des personnages ont principalement été constituées des vrais vêtements des acteurs.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
Le Rôle De Ma Vie
sorti le 13 août 2014 en France
réalisateur: Zach Braff
avec: Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King, Josh Gad


vendredi 6 juin 2014

The Rover


J'avais beaucoup aimé Animal Kingdom (2011) du réalisateur australien David Michôd. La présentation à Cannes (hors compétition) de son nouveau film The Rover laissait présager le meilleur.

Suite à une crise économique dévastatrice, l'Australie est un désert où règne la loi du plus fort. Quand on lui vole sa voiture, Eric part à la poursuite du gang avec une détermination implacable.

Animal Kingdom nous plongeait au cœur d'une famille de criminels à Melbourne et faisait penser à Scorcese. The Rover ne change pas de pays mais de décor puisque c'est dans le désert australien qu'on nous promène  pendant 1h45. Un désert qui fait forcément penser à Mad Max mais la comparaison s'arrête vite.

The Rover est un film dans lequel la violence est un mode d'expression: dans un pays qui a perdu toute justice et ordre moral, le pire refait surface et c'est celui qui dégaine le plus vite qui s'en sort. La réussite de Michôd et de faire comprendre cette violence au spectateur. On n'est pas dans le spectacle et le sang qui gicle comme chez Tarantino. L'environnement est tellement rude et désespéré que les personnages sont voués à être violents pour survivre.

Par certains aspects, The Rover est un western: il en respecte de nombreux codes, des lumières solaires aux personnages solitaires et filmés de dos. 
Michôd plante son décor puis nous raconte une histoire plutôt simple (un autre code du western) et économise les dialogues. Les informations sont distillées au spectateur au compte goutte. On doit alors imaginer ce qui anime les personnages, ce qu'ils poursuivent, ce qu'ils fuient. La gymnastique est intéressante mais elle est poussée trop loin. 
Le coté "film atmosphérique" a de bons côtés, à commencer par la beauté de la photo et des paysages filmés avec de longs plans. Le revers de la médaille est un rythme très lent. En ne nourrissant pas le spectateur d'informations, le réalisateur nous perd en cours de route.

Guy Pearce, plus mutique que jamais, incarne cet Eric dont l'obstination est longtemps incompréhensible. Il donne l'impression d'être en permanence sur le point d'exploser. Pearce accompagne brillamment l'évolution de son personnage.
La bonne surprise vient de la seconde moitié du duo car c'est Robert Pattinson (le vampire de Twilight, également vu dans le terrible Cosmospolis de Cronenberg) qui l'accompagne. En benêt qui ne mesure pas les effets secondaires de ses actes, il livre une performance étonnante.
C'est finalement le contraste entre ces deux personnages qui fait la force du film. Le choix et la direction des acteurs y étant pour beaucoup dans la construction de cet équilibre.

The Rover raconte la perte d'humanité. C'est un film brutal à la violence parfois absurde. Ce n'est pas un film à mettre entre toutes les mains mais Michôd confirme son potentiel avec sa mise en scène très maîtrisée.

La petite anecdote:
Le film a été tourné dans la chaîne des Flinders, au Nord d'Adelaïde.
Si vous voulez y faire un tour, c'est par ici

Note:
3/5

Infos pratiques:
The Rover
sorti le 4 juin 2014 en France
réalisateur: David Michôd
avec: Guy Pearce, Robert Pattinson

vendredi 27 septembre 2013

J'ai été voir... Rush


Accrochez vos ceintures!
Ron Howard (Apollo 13, Un Homme d'Exception, Da Vinci Code) transpose à l'écran le monde de la Formule 1 dans les années 70. Ça secoue et ça fait du bruit!

Saison 1976 du Championnat du Monde de F1. Deux pilotes s'affrontent: Niki Lauda l'autrichien et James Hunt le britannique. Au-delà de la rivalité sportive, tout les oppose...

En se concentrant sur la relation entre ces deux adversaires sportifs, Howard a visé juste. Cela permet à Rush d'aller au-delà du simple "film de voiture". La reconstitution du monde du sport automobile de haut niveau ainsi que l'atmosphère des seventies est très réussie. Les fans de F1 ne seront donc pas déçus. Les prises de vues embarquées grâce aux 30 caméras différentes utilisées pour filmer les courses donnent une impression de vitesse qui provoque des décharges d'adrénaline. Les circuits de l'époque ont été en partie reconstruits...

Mais même si vous n'aimez pas la Formule 1, Rush, ce n'est pas que des voitures qui tournent en rond. Il s'installe un suspense qui tend le film de bout en bout. Ce sport si dangereux où tout peut arriver est le contexte idéal. Et si l'histoire est vraie et que vous en connaissez peut-être déjà l'issue, cela n’empêche pas de trembler.

C'est donc la rivalité entre Lauda et Hunt qui est au coeur de Rush. Difficile d'imaginer deux personnalités plus éloignées: l'un est un playboy doué qui conduit pour défier la mort et se sentir vivant, l'autre a une approche quasi scientifique et mathématique du pilotage et du danger. Et une face de rat...
Si l'histoire n'était pas vraie, on trouverait cela bien trop caricatural. Mais le message est là: sans leur affrontement, ils ne seraient pas allé aussi loin, ils n'auraient pas été aussi bons. Rush est l'histoire de deux meilleurs ennemis.

Chris Hemsworth l'australien (Thor, Blanche Neige et le Chasseur, Avengers) est le très charismatique et sexy James Hunt. Il trouve la juste dose de cynisme et d'immaturité pour le rendre crédible.
Daniel Brühl l'allemand (Inglorious Basterds) est parfait en autrichien méthodique et calculateur. Si vous pouvez voir le film en VO, vous apprécierez les accents qui renforcent encore les personnages.

Ces personnages sont solides et sont servis par un scénario habilement construit, qui laisse de la place à ce qui se passe en dehors du circuit, mais uniquement ce qui est nécessaire pour comprendre la relation entre Hunt et Lauda.

Rush sent le pneu brûlé, le champagne, l'égo et la testostérone. Le tout savamment dosé, ça donne un film qui tient la route.

La petite anecdote:
Plutôt grand et costaud, le vrai James Hunt devait couper le bout de ses chaussures pour avoir la place de manier les pédales dans sa Formule 1.

Infos utiles:
Rush
sorti le 25 septembre 2013 en France
réalisateur: Ron Howard
avec: Chris Hemsworth, Daniel Brühl, Olivia Wilde
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19536030&cfilm=195370.html

vendredi 7 décembre 2012

J'ai été voir... Royal Affair


Fresque historique doublement primée lors du dernier Festival de Berlin et représentant le Danemark dans la catégorie "Film étranger" aux prochains Oscars , Royal Affair a fait parler de lui avant sa sortie.

1770, le jeune roi du Danemark Christian VII est névrosé et préfère se laisser aller à la débauche que gérer son pays et passer du temps avec sa femme, l'anglaise Caroline Mathilde. Jusqu'à ce qu'il rencontre le médecin allemand Johann Struensee, secrètement adepte des principes des Lumières. Celui-ci va réussir à calmer le souverain, influencer la Cour, et séduire la Reine.

Le réalisateur Nikolaj Arcel a été co-scénariste du succès danois adaptation de la trilogie Millenium (révélant Noomi Rapace). Il a choisi ici de nous raconter cet épisode oublié en dehors du Danemark: 20 ans avant la Révolution française, des réformes progressistes avaient été tentées.
Il y a donc un intérêt historique à voir Royal Affair où on apprend que Voltaire lui-même a salué les efforts de cette monarchie en avance sur le reste de l'Europe.

Le problème est que le rythme fait cruellement défaut et que les 2h20 paraissent très longues devant cette reconstitution, certes fidèle et esthétiquement réussie, mais laborieuse.

La richesse du film repose sur ses trois acteurs principaux, qui mettent leur énergie au service des trois personnages centraux et de l'intrigue politico-amoureuse qui sous-tend le scénario.
La belle suédoise Alici Vikander, également actuellement à l'affiche de Anna Karénine, prête sa grâce et sa jeunesse à la reine Caroline.
La révélation de Royal Affair est sans doute Mikkel Boe Folsgard, récompensé par l'Ours d'Argent à Berlin pour son interprétation de Christian VII, roi-bouffon malade et dépassé par les évènements.
Enfin on retrouve avec plaisir Mads Mikkelsen (qui avait joué Le Chiffre dans Casino Royale): magnétique, à la fois inquiétant, intelligent et charismatique.

L'atmosphère est grise dans cette cour du Danemark. Alors qu'à la même époque, Marie-Antoinette affole Paris, la vie à Copenhague n'a pas l'air bien gaie. Ciel bas, tentures lourdes, bois sombres, c'est pesant.

Surtout, même aux moments les plus passionnés de la narration, on ne s'emballe pas. Il manque ces envolées romantiques auxquelles on s'attend. Retenue nordique ou réalisation trop timide, on se sent frustré, malgré des acteurs impeccables.
Pour le côté épique, on parie donc sur Anna Karénine, autre film d'époque actuellement à l'affiche.

La petite anecdote:
Sachez que si vous croisez Mads Mikkelsen dans la rue et que vous voulez qu'il se retourne, son nom se prononce Mass Meguelsnn.

Infos pratiques:
Royal Affair
sorti le 21 novembre 2012
réalisateur: Nikolaj Arcel
avec: Mads Mikkelsen, Alicia Vikander, Mikkel Boe Folsgard
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19370532&cfilm=143759.html 


mercredi 21 novembre 2012

J'ai été voir... Rengaine


Il faut parfois des films pour vous rappeler ce qui fait la diversité du cinéma. Et j'aime pouvoir retourner voir Skyfall pour la deuxième fois dimanche et voir Rengaine mardi.

Rengaine, c'est un conte qui nous présente l'histoire d'un couple, à Paris, aujourd'hui. Elle est arabe musulmane, lui noir chrétien. Ils veulent se marier. Mais les 40 frères de Sabrina ne sont pas tous d'accord.

Dans les articles consacrés à Rengaine dans les médias, on parle surtout de la galère de son réalisateur, Rachid Djaïdani, qui a mis 9 ans pour sortir son film.
Pas de budget, pas de producteur, pas de distributeurs... mais finalement, un jour, un texto "Rengaine est sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes". S'il croit d'abord à une mauvaise blague, Djaïdani comprend vite que c'est la lumière au bout du tunnel.

Rengaine est donc un film fait à la force du poignet, filmé caméra à l'épaule avec très peu de moyens. Le résultat à l'écran peut déstabiliser: uniquement des gros plans, on est très près des visages; l'image est assez instable et provoque même le mal de mer; le grain fait penser aux films amateurs.
Mais le sujet touche (le rejet de ce qui est différent, par principe, sans même chercher à connaître), les acteurs sont impeccables (en tête Slimane Dazi, qui a une "gueule" comme on dit, et qu'on avait vu dans Un Prophète), le montage est précis et impose son rythme.

Tout n'est pas réussi et certains effets de narration sont superflus. Cela n'atténue pas la sensation d'assister à quelque chose de différent, à une autre façon de faire du cinéma.

Rengaine manque parfois de distance et devient étouffant. On se prend à rêver d'un plan large qui nous permettra de souffler. C'est un peu comme si on vous mettait un objet inconnu juste sous le nez, que vous pouviez l'observer sous toutes ses facettes mais pas à plus de 3 cm de vos yeux. Difficile d'avoir une vue d'ensemble...

Il se dégage une énergie brute, qui est au service du thème traité, la défense virulente de la laïcité. Djaïdani choisit de montrer le ridicule comique des réactions primitives de ces 40 frangins. 
Ces 40 frères, une bonne trouvaille selon moi, qui place Rengaine dans le domaine des contes et qui du coup n'a pas à se justifier ou être 100% crédible.
40 frères, c'est sans doute aussi l'occasion pour le réalisateur de faire jouer tous ses potes...

Rengaine est donc un OVNI ciné qui ne plaira pas à tout le monde mais qui nous rappelle que certains sont prêts à investir 9 ans pour pouvoir nous raconter à nous, leurs histoires à eux.

La petite anecdote:
Le tournage s'est étalé sur plusieurs années, donc sur plusieurs saisons. Parmi les 200h de rush avant le montage Djaïdani eu de quoi monter une version "hiver" de Rengaine mais il a finalement choisi la version estivale.*

Infos pratiques:
Rengaine
sorti le 14 novembre 2012 en France
réalisateur: Rachid Djaïdani
avec: Slimane Dazi, Sabrine Hamida, Stéphane Soo Mongo
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19405790&cfilm=199158.html 

vendredi 3 août 2012

J'ai été voir... Rebelle



Pixar est de retour (après Cars 2, qu'on préfère oublier) et frappe un grand coup. Le petit studio devenu grand, racheté par Disney il y a 6 ans, prouve avec Rebelle qu'il est un cran au-dessus des autres en terme de techniques d'animation. Et quand les prouesses technologiques se mettent au service d'une histoire aboutie, le résultat est à la hauteur des attentes.

Merida est une princesse d'Ecosse, dans un Moyen-Âge de légendes et de magie. Rêvant d'aventures et de chasse à l'arc plutôt que de mariage et de broderie, elle va se rebeller contre la tradition de son clan et contre sa mère.

Dès le début de Rebelle, on est transporté dans l'univers des highlands écossais, reconstitués de façon époustouflante. Les paysages de montagnes, les lacs mais surtout les forêts sont bluffant de réalisme. On se régale de la fluidité des personnages humains et des animaux, du rendu des matières (fourrures et cheveux en tête). Et même si la 3D n'apporte pas grand chose, elle n'est pas gênante.
En plus de cette réussite esthétique, une atmosphère féerique entoure l'histoire et on n'est pas surpris de voir apparaître une sorcière...

Le scénario de Rebelle repose principalement sur la relation entre Merida et sa mère, Elinor. Sans s'éloigner de ce thème, de nombreuses autres questions sont soulevées et rendent le récit riche et subtil.
Ne nous y trompons pas, on est bien chez Disney et le fait même que l'héroïne soit une princesse donne le ton. Pourtant, on ne tombe pas dans le "film de princesse" parce que le personnage de Merida est bien plus complexe qu'une Cendrillon ou une Blanche-Neige. A travers son histoire, ce sont des questions universelles autour de l'adolescence, du courage et de la prise de responsabilités qui sont abordées. Pas uniquement la relation mère/fille (qui est elle aussi traitée de façon très juste)...

Pourtant, contrairement aux habitudes de Pixar, Rebelle s'adresse clairement à un jeune public alors qu'il y en a d'habitude pour tout le monde. C'est à ce niveau qu'on peut être un peu déçu. Il manque ce décalage, ce second degré de lecture qui rend des films comme Wall-E ou Up si uniques.

On rit dans Rebelle, surtout grâce à quelques personnages secondaires très réussis. Les petits frères casse-cous de Merida sont les auteurs de bons gags, tout comme les chefs de clans et leurs fils. Et même si on glisse parfois vers un humour un peu cra-cra, on rit de bon coeur.

On verse également sa petite larme avec plaisir parce qu'après tout, c'est aussi pour ça qu'on vient voir un Pixar. L'histoire est parfaitement rythmée et on assiste avec grand plaisir à ce récit initiatique, réinventé au féminin.

Rebelle est un bijou esthétique et Merida une princesse Pixar: Pétillante, fIère, eXtrèmement Attachante et Rigolote.

La petite anecdote:
Merida est non seulement le premier personnage central féminin des films Pixar, elle est aussi la première héroïne Disney aux cheveux bouclés. Et quelles boucles! La chevelure rousse est en elle-même une prouesse technique pour laquelle un logiciel spécial a été créé afin de représenter plus de 110000 fibres capillaires qui interagissent entre elles.
Pour en savoir plus, c'est ici.

Infos pratiques:
Rebelle
sorti le 1 août 2012 en France
réalisateurs: Mark Andrews, Brenda Chapman
avec (les voix de): Kelly McDonald, Emma Thompson, Billy Connolly
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19339805&cfilm=135528.html

lundi 28 mai 2012

J'ai été voir... De Rouille et d'Os



La rouille et l'os, c'est le goût qu'on a dans la bouche après avoir reçu un gros coup de poing. 
Et Jacques Audiard sait donner ces coups-là... 
En interview, il explique qu'après Un Prophète et les mois de tournage en prison, il avait souhaité tourner un film en extérieur, avec des personnages féminins. Il a choisi d'adapter (très librement) deux nouvelles de Craig Davidson et livre un film lumineux, De Rouille et d'Os.

Ali et Stéphanie se rencontrent à Antibes. Il s'est réfugié dans le Sud pour tenter de recommencer une vie avec son petit garçon. Il est un peu paumé et plutôt violent. Stéphanie est dresseuse d'orques à Marineland. Elle est forte et belle. Il faudra un drame pour les rapprocher, ils vont ensuite s'aider et s'aimer, comme ils peuvent.

La brutalité est au coeur du film et Audiard ne nous épargne pas. Mais il réussit à ne pas basculer dans le voyeurisme ou la gratuité. Ali est violent comme un animal peut l'être. Il y a une pudeur dans la manière dont l'histoire est racontée qui rend délicats même les personnages les plus agressifs.

On est parfois un peu perdu dans la narration, sans trop savoir où on nous emmène. On se laisse emporter par ces images claires et lumineuses. Et puis au fur et à mesure, on y voit plus clair. C'est le grand talent d'Audiard qui nous livre ses personnages petit à petit et fait monter progressivement l'intensité du film.

De Rouille et d'Os est une histoire d'amour. Bancale parce que les deux amoureux en question ne sont pas sortis indemnes des épreuves qu'ils ont traversé. Ils ont tous les deux leur part de rage et leur part de douceur. C'est justement cet équilibre entre force et fragilité qui tient le spectateur en haleine.

Pour porter cette histoire, Audiard a fait appel à Marion Cotillard, avec qui il avait envie de travailler depuis longtemps, et Matthias Schoenaerts, la révélation belge de Bullhead.
Je suis loin d'être une fan de Marion Cotillard mais il faut ici admirer son talent. Sans fard ni fioriture, elle incarne avec beaucoup de subtilité cette Stéphanie qui se reconstruit à la force du poignet et du coeur. Schoenaert prête son physique de masse à Ali, grosse brute pas vraiment méchante qui apprend peu à peu à se méfier de lui-même.

Avec De Rouille et d'Os, Audiard nous prend délicatement par les tripes...

La petite anecdote
Marion Cotillard, déjà engagée sur le prochain Batman The Dark Knight Rises, n'était pas autorisée à démarrer un autre film. Elle a dû mentir sur les dates et le tournage a débuté en cachette.

Infos pratiques
De Rouille et d'Os
sorti le 17 mai 2012 en France
réalisateur: Jacques Audiard
avec: Marion Cotillard, Matthias Schoenaert, Corinne Masiera
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19329165&cfilm=172976.html

vendredi 20 avril 2012

J'ai été voir... Rock'N'Love


Tout est dans le titre (français): Rock'N'Love. Les producteurs ont dû penser que le titre original You Instead était trop dur à comprendre...
Pas de mensonge sur la marchandise: une histoire d'amour sur fond de guitare électrique.

Pendant le festival T in the Park en Ecosse, Adam, star d'un groupe de rock américain, se retrouve menotté à Morello, chanteuse anglaise d'un groupe indé.

Certes le scénario n'est pas très élaboré et l'histoire qu'on nous raconte est plus que prévisible. Mais on s'en fout parce que l'intérêt du film, c'est le festival.

David McKenzie nous plonge tête la première dans ce grand délire fait de foule, de tentes, de boue et surtout... de musique.
Le film a été tourné en 4 jours pendant l'édition 2010 de T in the Park. Certaines scènes ressemblent donc davantage à du documentaire qu'à une fiction.

McKenzie échappe à la caricature de ces événements rock: soit drogues et violence soit kermesse peace & love. Il y a un peu des deux et donc une atmosphère très spéciale qui mélange fête, alcool, musique...
Un phrase du film résume bien l'idée: "Il y a 100 000 personnes. Rassemble 100 000 personnes sans la musique, tu as une émeute."

Le fait que certains vrais groupes soient parie prenante du film en renforce la crédibilité. N'ayant jamais participé à un tel festival, je ne peux que supposer, mais on dirait que Rock'N'Love est probablement le meilleur moyen d'assister à un de ces festivals sans y être.

On suit pendant 1h30 deux personnages charmants incarnés par deux acteurs très convaincants car ils n'en font jamais trop.
Les fans de Game of Thrones reconnaîtront Natalia Terra qui joue une sauvageonne dans la série. Elle a aussi figuré au casting de Harry Potter (elle jouait Tonks, la sorcière qui peut changer la couleur de ses cheveux).
Quant à Luke Treadaway, c'est un petit nouveau. Allociné m'informe qu'il a joué dans Killing Bono mais ma mémoire a dû le zapper.
Pour les seconds rôles, ils apportent la touche déjantée et glamour qui va bien. Surtout avec Tyko, l'autre moitié du groupe star et Mark, leur manager.

Rock'N'Love est donc un film pas très construit mais qui tire très bien parti de son environnement. Une façon plutôt fun de passer une heure trente...

La petite anecdote
Pour ceux qui souhaitent chausser leurs bottes en plastique, la prochaine édition du festival T in the Park aura lieu du 6 au 8 juillet à Kinross en Ecosse. Au programme: Snow Patrol, Florence + the Machine, Kasabian (qui figure dans le film), David Guetta, Calvin Harris, etc...
http://www.tinthepark.com/content/

Infos pratiques
Rock'N'Love
sorti le 18 avril 2012 en France
réalisateur: David McKenzie
avec: Luke Treadaway, Natalia Terra
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19315921&cfilm=196367.html