Affichage des articles dont le libellé est Réal: Nicolas Winding Refn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Réal: Nicolas Winding Refn. Afficher tous les articles
vendredi 7 juin 2013
J'ai été voir... Only God Forgives
La critique sera courte... je n'ai pas aimé.
On m'avait pourtant prévenue que ce Only God Forgives n'était pas un nouveau Drive même si on retrouve le réalisateur (le danois Nicolas Winding Refn) et l'acteur principal (Ryan Gosling). Plus sombre, plus violent, plus symbolique et malheureusement... plus obscur.
Julian gère à Bangkok une salle de boxe thaï. Quand son frère est assassiné et que leur mère réclame vengeance, il fait face à un mystérieux policier.
Cette trame d'histoire sert au réalisateur à mettre en scène une atmosphère très particulière...
... imaginez donc un scénario qui tient sur un timbre poste mais aussi...
... imaginez une nuit qui n'en finit pas, un éclairage rouge, un Bangkok stylisé et une musique entêtante (Refn a fait à nouveau appel à Cliff Martinez, qui avait déjà réalisé la BO de Drive)
... imaginez Ryan Gosling, dont on ne se lasse pas mais qui ne déploie ici que deux expressions faciales. Manque le magnétisme de Drive (ou les abdos de Crazy Stupid Love).
... imaginez un symbolisme à outrance et une psychanalyse de comptoir. Refn parle de mythologie mais j'y ai vu un film qui intellectualise trop et qui laisse les spectateurs désemparés.
... imaginez une violence fétichiste à laquelle on ne peut même pas associer un second degré qui permettrai de souffler un peu. Only God Forgives se prend au sérieux et quand les coups de poing virent au gore, on se demande le sens de tout cela. A noter que Gaspard Noé (réalisateur de Irréversible) est remercié au générique, ça vous donne une idée de ce que j'entends par gore.
... imaginez Kristin Scott Thomas en mère vénéneuse, entre Madonna et Donatella Versace, cruelle et manipulatrice. Hypnotique.
... imaginez une esthétique asiatique faite de clichés (la boxe, le sabre, les prostituées) et d'images chocs. Imaginez des scènes de ralentis qui tombent comme des cheveux sur la soupe et des karaoké qui font sourire jaune.
Concentrez tout ça en 1h30 et vous aurez un aperçu de cet OVNI visuel qui a été boudé à Cannes et qui m'a laissé sur le carreau.
La petite anecdote
Ryan Gosling, qui devait venir à Cannes pour présenter Only God Forgives, a été contraint de rester à Detroit, où il réalise actuellement son premier film. La raison? la compagnie d'assurance a tout simplement refusé qu'il prenne l'avion!
Et même si Ryan est très fort, Detroit-Cannes en kayak, c'est pas possible en 2 jours.
Infos pratiques
Only God Forgives
sorti le 22 mai 2013 en France
réalisateur: Nicolas Winding Refn
avec: Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19504215&cfilm=172433.html
mercredi 12 octobre 2011
J'ai été voir... Drive
Je me méfie toujours un peu des films soi-disant "à ne pas manquer". D'abord on se sent un peu obligés d'aller les voir et je trouve que c'est beaucoup plus facile d'être déçu que d'être agréablement surpris.
Le prix de la mise en scène à Cannes, on peut s'en méfier aussi...
Mais de temps en temps, on trouve un film qui met tout le monde d'accord. Drive est de ceux-là.
Drive raconte l'histoire d'un jeune homme très seul qui pilote des voitures à Los Angeles: le jour sur des plateaux de cinéma et la nuit pour sortir des braqueurs de leurs casses. Les règles qu'il s'impose volent en éclat et tout dégénère quand il rencontre sa voisine Irène et qu'il aide son mari à sa sortie de prison.
Les ingrédients pour un bon film sont là: les voitures, la jolie fille, le sombre héros, et les vrais méchants. Ces ingrédients là, on les retrouve aussi dans 60 Secondes Chrono ou dans Fast and Furious (1, 2, 3, etc...). Mais dans Drive, il y a bien plus que ça...
D'abord il y a Los Angeles. On a déjà vu cette ville filmée sous toutes les coutures mais quiconque y a déjà conduit retrouvera dans le film ce sentiment d'être perdu dans un labyrinthe.
Ensuite il y a le rythme du film, qui s'emballe juste quand il faut pour obliger le spectateur à s'accrocher à son fauteuil quand il ne s'y attend pas (attention d'ailleurs, certaines scènes sont violentes).
Il y a aussi les seconds rôles très chouettes.
Bryan Cranston (le papa de Malcolm et le héros de la série Breaking Bad) joue le manager du Driver qui enchaîne les mauvais choix et les coups de pas-de-bol.
Carey Mulligan qu'on a vu dans An Education (et qui a même été nominée aux Oscars pour ce rôle), incarne Irène, le personnage qui va faire basculer l'histoire sans vraiment rien demander.
On reconnaît aussi Christina Hendricks qui en a fait fantasmer plus d'un en jouant Joan dans Mad Men et qui joue le seul autre rôle féminin.
Il y a la musique qui accompagne le film. La BO, signée Cliff Martinez, sait se taire quand il faut et les morceaux électro collent parfaitement à l'ambiance sombre du film. La chanson A Real Hero par College et Electric Youth fait d'ailleurs déjà partie de ma playlist du moment.
Et bien sûr il y a Ryan Gosling dont j'étais tombée amoureuse dans The Notebook, que j'avais raté en n'allant pas voir Blue Valentine, et que j'ai hâte de voir dans Les Marches du Pouvoir de et avec George Clooney (Allociné m'apprend également qu'il a incarné Hercule dans la série Hercule contre Ares dans les années 90... il faut bien démarrer quelque part).
Dans Drive, Ryan Gosling a le rôle principal. Il n'est cependant pas un héros tant son personnage est sombre et mystérieux. Il ne dit quasiment rien et on est littéralement pendus à ses yeux.
Quand Drive se termine, on a le sentiment de s'être pris une grosse claque et qu'on vient de voir un film qui va rester dans les annales. Et on est aussi très content de constater qu'on peut encore voir des films différents mais accessibles.
La petite anecdote:
Le morceau phare de la BO "A Real Hero" de College et Electric Youth a été inspiré par les mots du grand-père d'Austin Garrick (membre d'Electric Youth), le Capitaine Sully Sullenberger. Ce pilote aéronautique, a fait la une des journaux du monde entier en janvier 2009, lorsqu'il a réussi à poser un avion en panne sur le lac Hudson, sauvant les vies des 155 passagers.
Infos pratiques:
Drive
sorti le 5 octobre 2011 en France
réalisateur: Nicolas Winding Refn
avec: Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Christina Hendricks
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19243477&cfilm=135082.html
Inscription à :
Articles (Atom)

