Affichage des articles dont le libellé est Mark Strong. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mark Strong. Afficher tous les articles

vendredi 24 avril 2015

Kingsman


Matthew Vaughn, réalisateur de Kick-Ass s'aventure dans l'univers des agents secrets, qu'il revisite à sa sauce pop-geek-gore pour le moins décalée.

Kingsman est une agence de renseignement britannique dont les agents sont toujours tirés à quatre épingles. Pour remplacer l'un d'entre eux, il faut trouver du sang neuf.

Adapté de la BD de Mark Millar et Dave Gibbons, Kingsman est le terrain de jeu idéal pour Matthew Vaughn. Son style entre parodie et références multiples aux classiques est assez jouissif. Dans Kick-Ass et X-Men: Le Commencement il se frottait aux super héros. L'objectif est ici clair: filmer une parodie de d'espions, et s'en donner à cœur joie.

Vaughn aligne donc les personnages stéréotypés et c'est agréable de les voir réagir exactement comme on le pensait. Ce n'est pas dans le scénario que l'on trouve les originalités de Kingsman... L'histoire (très classique) est rythmée par des pics d'actions qui lui donne son rythme.

Kingsman est un film fun. L'humour ras des pâquerettes à la Austin Powers associé à des acteurs qui prennent visiblement plaisir, ça fonctionne. Vaughn aime le gore, l'outrance et la démesure et on pense par moment Mars Attacks dans les scènes de grand n'importe quoi pendant lesquelles les têtes explosent dans tous les sens.
L'ensemble a du style. Elégant grâce aux efforts sur les costumes et à cet accent britannique qui rend tout plus chic.

Côté acteurs, c'est un défilé de têtes connues. Colin Firth, classe à toute épreuve, même au milieu d'une bagarre dans un pub londonien. Mark Strong discret mais efficace en rouage essentiel de l'organisation. Et surtout Samuel L. Jackson en milliardaire taré qui joue le méchant pragmatique.
Le rôle de la jeune recrue a en revanche été confié à un petit nouveau Taron Egerton qui ne se démonte pas devant les stars.
Enfin, cocorico, le rôle de Gazelle, l'assistante du grand méchant, est tenu par Sofia Boutella, danseuse de hip-hop déjà aperçue dans Street Dance 2 et égérie Nike.

Kingsman est un film drôle et décalé, qui parodie les films d'espionnage avec un style propre à son réalisateur. Ne pas trop réfléchir et y aller pour le divertissement déjanté.

La petite anecdote:
Le style vestimentaire des espions Kingsman est essentiel. Matthew Vaughn a créé en parallèle du film une collection pour le site de e-commerce masculin, Mr Porter. 60 pièces allant du manteau au costume, le tout proposé par des marques britanniques.
C'est ici que ça se passe: http://www.mrporter.com/mens/designers/kingsman 

Note:
3/5

Infos pratiques:
Kingsman
sorti le 18 février 2015 en France
réalisateur: Matthew Vaughn
avec: Colin Firth, Michael Caine, Mark Strong, Taron Egerton, Samuel L. Jackson


mercredi 25 février 2015

Imitation Game


Avec 8 nominations aux Oscars et une promo orchestrée par les frères Weinstein, Imitation Game semblait parti pour tout rafler. Il ne repart finalement qu'avec l'Oscar du Meilleur Scénario.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le mathématicien Alan Turing va travailler à décoder la machine Enigma que les nazis utilisent pour crypter tous leurs messages.

Imitation Game est un biopic très classique. Le réalisateur norvégien Morten Tydllum nous relate la vie de ce personnage oublié des livres d'histoires. Il a fallu attendre que les dossiers militaires soient déclassés pour pouvoir envisager une adaptation, qui était évidente tant l'histoire est un matériau de cinéma. Espionnage, guerre, génie scientifique, personnages hauts en couleurs: tout est là, le cachet "histoire vraie" en plus.

La vie d'Alan Turing est passionnante et Benedict Cumberbatch (la série Sherlock, La Taupe) en donne une très bonne interprétation. Britannique jusqu'au bout des ongles, il prête au personnage ce mélange d'élégance et d'humour so british.
Turing était un génie, expert en codes et persuadé de pouvoir construire une machine pouvant résoudre tout problème mathématique. Il était aussi à la limite de l'autisme, incapable de percevoir le second degré et de vivre en groupe. Pour finir, son homosexualité (illégale à cette époque en Angleterre) a causé sa persécution après la guerre. Ses travaux ont finalement inspiré des générations de chercheurs et les ordinateurs actuels sont issus de ces recherches.

Imitation Game n'est pas un chef d'oeuvre: très linéaire dans sa construction, il manque d'originalité dans la narration. On peut s'ennuyer si on ne trouve pas le personnage principal suffisamment fascinant pour nous tenir en haleine pendant deux heures.
Le film est basé sur des allers-retours dans le temps entre la période de guerre pendant laquelle Turing livre une course contre la montre pour décoder Enigma et la période après-guerre pendant l'enquête pour attentant à la pudeur. Les flash-backs sont fluides mais on n'est surpris à aucun moment.
Cependant, un suspense s'installe pour la résolution de ce code et les relations entre les personnages changent. Turing évolue et on s'attache à cet homme à la fois extrêmement sensible et incapable d'empathie.

Au delà du portrait, c'est donc sur l'histoire incroyable que se concentre le film: la contribution de Turing à la victoire des Alliés n'a été reconnue qu'en 2013... D'autres thèmes sont abordés: la place des femmes, le rejet violent de l'homosexualité jusqu'à très récemment. Le grand sujet étant finalement l'éloge de la différence. Sujet qui est mentionné de façon assez peu subtile via des morales répétées plusieurs fois au long de l'histoire. 

Cumberbatch est entouré d'un casting très british: Keira Knightley (Orgueil et Préjugés, A Dangerous Method, New York Melody), Mark Strong (Zero Dark Thirty, La Taupe) et Matthew Goode (Match Point) en tête. Les fans de séries reconnaîtront également Charles Dance (Tywin dans Games Of Thrones) et Allen Leech (Downton Abbey).

La curiosité historique, un scénario fluide et un Benedict Cumberbatch en grande forme: choisissez vos arguments pour aller voir Imitation Game. 

La petite anecdote:
Alan Turing était un coureur longue distance de niveau international. Il a bouclé le marathon en 2h46 en 1946.

Note:
3.5/5

Infos pratiques:
Imitation Game
sorti le 28 janvier 2015 en France
réalisateur: Morten Tydlum
avec: Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Mark Strong, Matthew Goode

mercredi 20 février 2013

J'ai été voir... Zero Dark Thirty


J'avais beaucoup aimé Démineurs, le dernier film de Kathryn Bigelow qui avait remporté l'Oscar du meilleur film en 2010. La réalisatrice semble parfaitement à l'aise dans ces ambiances militaires généralement réservées à ces messieurs. Zero Dark Thirty s'annonçait donc prometteur, à la fois grâce à son thème et grâce à son casting (acteurs et techniques).

11 septembre 2001 - 2 mai 2011: 10 ans d'enquête de la CIA pour traquer et éliminer Oussama Ben Laden, du point de vue d'une jeune analyste convaincue de tenir la piste que tout le monde cherche.

Si le cinéma américain a la capacité à se pencher rapidement sur les évènements marquants de l'histoire des USA, on peut souvent lui reprocher son manque de sens critique. Là où le cinéma français est incapable de raconter la guerre d'Indochine ou d'Algérie plus de 50 ans après les faits, les américains savent déjà faire un film sur un épisode qui a marqué leurs années 2000. Mais comment aborder cet évènement majeur sans tomber dans la polémique? Le sujet est encore brûlant, les décideurs encore en place, les débats toujours d'actualité: comment raconter une telle histoire de façon apaisée?

Kathryn Bigelow choisit de ne pas prendre franchement position. Elle nous expose des faits, un peu à la manière d'un rapport scrupuleux, via l'expérience de cette jeune agent de la CIA. 
A travers elle, on assiste aux scènes de torture, mais elle ne s'en indigne pas; à travers elle, on vit les autres attentats orchestrés par Al-Qaïda et les impacts qu'ils ont eu.  Surtout, à travers son cheminement, on comprend que cette enquête est un vaste puzzle et que sa résolution est due à une série d'erreurs, de tâtonnements, de coups de chance et de la détermination sans faille de cette "Maya" (qui est un personnage inventé). 
Nous sommes témoins de cette chasse à l'homme et donc amenés à répondre nous-même à la question qui sous-tend le film: la fin justifie-t-elle les moyens?

La détermination, c'est le thème central de Zero Dark Thirty. Maya est dévorée par sa mission et ce personnage central (interprétée par Jessica Chastain, très bien choisie pour le rôle) est marquant par sa résolution sans faille. En se concentrant sur elle, Bigelow veut sans doute montrer que les personnes, avec leurs obsessions, leurs concessions et leur (manque) d'humanité, restent au coeur de telles manoeuvres. Elle ne stigmatise ni la CIA, ni les terroristes d'ailleurs qu'elle ne présente pas comme des pantins fanatiques.

Zero Dark Thirty a un effet étrange: il peut paraître confus et assez lent, comme cette enquête qui a mis 10 ans à aboutir. Mais la pression monte petit à petit, jusqu'à l'assaut final (par ailleurs très bien filmé). Pas d'explosion de rythme cependant, pas de grosse accélération. Cela nous amène, une fois Oussama Ben Laden éliminé, à se demander: et maintenant, quoi?...
Comme dans Argo, il nous manque des éléments géopolitiques pourtant fondamentaux pour comprendre la globalité du sujet: il n'est pas fait mention de l'élection d'Obama, du retrait des troupes en Irak, des mouvements en Syrie ou en Iran...

Le film pose donc finalement plus de questions qu'il n'offre de réponses. C'est en cela un film intelligent... N'oublions pas non plus que c'est une fiction, adaptée de récits forcément subjectifs et partiels. La force et la faiblesse de Zero Dark Thirty est de nous laisser responsable de l'interprétation, en nous donnant "seulement" un rôle de témoin privilégié.

La petite anecdote:
L'expression "Zero Dark Thirty" désigne en langage militaire l'heure 00:30 mais c'est également une expression pour décrire les opérations réalisées sous couvert de l'obscurité.

Infos pratiques:
Zero Dark Thirty
sorti le 23 janvier 2013 en France
réalisatrice: Kathryn Bigelow
avec: Jessica Chastain, Jason Clarke, Mark Strong, Kyle Chandler
bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19433295&cfilm=193444.html 

lundi 12 mars 2012

J'ai été voir... John Carter


Quand Avatar rencontre Gladiator au pays de Star Wars, ça donne… John Carter, dernier-né des studios Disney.
On pourrait penser qu’il s’agit d’une récente création qui surfe sur la vague science-fiction… mais John Carter a 100 ans cette année ! C’est le héros de la saga « Le Cycle de Barsoom » écrite par Edgar Rice Burroughs (qui a également créé Tarzan).
Le film est dans les cartons depuis 79 ans puisqu’un premier projet datait de 1931. S’il avait abouti, ce John Carter aurait été le premier film d’animation, avant le Blanche Neige de Walt Disney en 1937.

John Carter était soldat pendant la guerre de Sécession, il vit aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle. Il est mystérieusement transporté sur Mars où il se retrouve rapidement – et bien malgré lui – impliqué dans la guerre qui oppose deux cités. Son chemin va alors croiser celui du peuple thark et de la princesse Dejah…

Andrew Stanton a déjà de beaux succès à son actif, notamment Le Monde de Némo et Wall-E. Il signe ici son premier film en prises de vue réelles et s’attaque donc à un grand classique de la science-fiction.

Disney n’a pas imposé d’acteurs stars pour interpréter les rôles principaux. Taylor Kitsch prête ses muscles et sa tignasse au héros alors que la princesse Dejah est incarnée par Lynn Collins. Les acteurs plus connus comme William Defoe sont méconnaissables puisqu’ils jouent en motion capture (prise de vue modifiée par ordinateur) les Tharks, ces grands bonshommes verts à six pattes.

Pour apprécier John Carter, plusieurs options s’offrent à vous (elles peuvent se combiner) :
soit vous êtes fan des romans de Burroughs et vous attendiez ça depuis longtemps ;
soit vous êtes armé d’un solide sens de l’humour et surtout d’un second degré à toute épreuve ;
soit vous souhaitez voir un film qui ne demande pas trop de réflexion et qui en met plein la vue.

On pourra reprocher à John Carter d’être un film plein de clichés et de frôler de très près la caricature. Mais il y a une volonté de bien faire les choses qui rend le film divertissant, même quand il va trop loin. Et certaines trouvailles « made in Disney » sont vraiment drôles (spéciale dédicace à Woola).

L’œuvre originale de Burroughs a influencé tellement de romans et de films par la suite qu’on a une forte impression de déjà-vu. La planète Barsoom (Mars) de John Carter ressemble beaucoup à celle de Tatooine dans Star Wars par exemple et Masai Shang a un faux air de personnage de Star Trek. Ce n’est pas désagréable en fait, on a l’impression de retrouver un univers que l’on a déjà visité.

Car il est bien question d’univers dans John Carter. Au fond, l’histoire est secondaire car ce qui importe, c’est le monde dans lequel elle a lieu. Comme pour Star Wars ou (dans un autre genre) Le Seigneur des Anneaux, on est transportés dans un univers créé de toute pièce, peuplé par des êtres qui parlent une langue imaginée par l’auteur…

J’ai apprécié John Carter parce que c’est un film soigné et parce qu’il ne peut pas y avoir d’erreur sur la marchandise. Regardez la bande-annonce : on nous présente un film de science-fiction avec de gros effets spéciaux, des scènes d’action impressionnantes et une histoire d’amour cliché à souhait. Eh bien, pas de surprise, c’est exactement ce que vous allez voir !

La petite anecdote
Le projet s’est un temps intitulé « La Princesse de Mars », comme le roman dont il est tiré. Estimant qu’on risquait de faire fuir les garçons, le titre a été changé pour « John Carter of Mars ». Cette fois, c’est les filles qui risquaient de ne pas venir. On a donc gardé l’essentiel : John Carter.

Infos pratiques
John Carter
sorti le 7 mars 2012 en France
réalisateur : Andrew Stanton
avec : Taylor Kitsch, Lynn Collins, Mark Strong, William Dafoe

mercredi 15 février 2012

J'ai été voir... La Taupe


A savoir :
1.  Le réalisateur Tomas Alfredson est suédois
2. L’auteur du roman dont est tiré ce film est connu pour la complexité de ses intrigues
Résultat : La Taupe est un film difficile à comprendre. L’histoire est complexe et l’esthétique du film est complexe également…

En 1973, au cœur de la Guerre Froide, George Smiley est limogé du MI6, les services secrets britanniques. Il reprend rapidement du service pour enquêter sur une rumeur qui veut que les Russes aient réussi à implanter une taupe au plus haut niveau du service. Les suspicions et les fausses pistes peuvent commencer…

Pour nous mettre dans l’ambiance des années 70, le réalisateur Tomas Alfredson et son directeur de la photo Hoyte Van Hoytema ont choisi de tamiser la lumière et d’étouffer les bruits. Sauf que c’est toute l’atmosphère qui devient étouffante.
Choisir de raconter une intrigue aussi enchevêtrée en misant sur les silences et les non-dits, c’est demander un vrai effort aux spectateurs. Je ne suis pas contre le fait de réfléchir au cinéma et je pense même que les meilleurs films sont ceux qui demandent de s’impliquer. Mais ici, on est concentré et tendu de peur de rater l’allusion qui permettra d’éclairer tout le reste.

Cette tension (plus que du suspense) est là tout au long du film et on ne peut pas nier qu’Alfredson nous transporte dans sa vision du Cirque (le QG du MI6).
Mais à être trop concentré, on passe à côté des interprétations des acteurs. C’est dommage car on a droit à un casting luxueux.

Gary Oldman tient le rôle principal et il est au cœur du film. Il est d’ailleurs nominé pour l’Oscar cette année. Pour ceux qui ne le reconnaitraient pas à cause de ses lunettes très seventies, sachez que vous l’avez déjà vu dans Harry Potter où il est Sirius Black, le parrain d’Harry, et dans The Dark Knight où il joue le lieutenant policier pote de Batman. Enfin (mais là ça remonte à plus loin) ; il était le méchant Zorb dans Le Cinquième Elément.
Oldman est entouré de seconds rôles tenus haut la main par des acteurs spécialisés dans les seconds rôles : Toby Jones, Mark Strong, John Hurt et… Colin Firth. Tous très bons.
On soulignera la prestation de Benedict Cumberbatch toute en délicatesse. On aura prochainement l’occasion de le revoir puisqu’il joue dan Le Hobbit (sortir en décembre prochain).

J’ai eu la sensation étrange en sortant de La Taupe d’avoir assisté à un bon film mais de ne pas l’avoir compris.
Il y a un travail esthétique certain, et un jeu d’acteurs remarquable. Mais je suis passée à côté de l’intrigue et c’est drôlement frustrant.
Je vais donc courir acheter le roman « Tinker, Tailor, Soldier, Spy » de John LeCarré et me prévoir une rediffusion du film à la sortie du DVD.

La petite anecdote
John LeCarré fait une apparition dans le film, lors de la scène de fête de Noël

Infos pratiques
La Taupe
Sorti le 8 février 2012
réalisateur : Tomas Alfredson
avec : Gary Oldman, Colin Firth, Mark Strong, Toby Jones, Benedict Cumberbatch, John Hurt

jeudi 1 décembre 2011

J'ai été voir... Or Noir


Or Noir n'est pas le 2ème volet des Aventures de Tintin mais le nouveau film de Jean-Jacques Annaud. La ressemblance entre le film en question et la bande-dessinée s'arrête à la situation géographique (le désert) et encore...

Or Noir, c'est l'histoire d'un morceau de désert, sujet de discordes entre deux tribus. Un accord est trouvé mais quand les américains arrivent et trouvent du pétrole, tout est remis en question. Ce sont alors des conceptions différentes de la société qui s'affrontent...

Je trouve qu'Or Noir est un film beau. Jean-Jacques Annaud n'a pas son pareil pour filmer les paysages et il était donc attendu au tournant à ce niveau-là. Ici, les paysages sont faits de dunes et de citadelles, c'est splendide.
Il fait chaud au pays de l'Or Noir et il y a du vent: la lumière et les costumes sont là pour nous le faire ressentir. Les robes et les turbans s'envolent et on plisse presque les yeux quand les scènes se déroulent dans le désert.

Attention pour les âmes sensibles, les scènes de combat sont parfois un peu sanguinolentes mais très prenantes. Qu'est-ce que j'aimerai assister au tournage d'une scène de bataille avec autant de chevaux!...

Le casting est très international puisqu'Antonio Banderas (espagnol) côtoie Tahar Rahim (français), Freida Pinto (indienne) et Mark Strong (britannique d'origine italienne). On se dit que tout ce beau monde a été choisi pour leurs cheveux bruns et leurs yeux noirs... et donc peuvent passer pour des princes arabes crédibles.
De plus, le film a été tourné en anglais et c'est parfois un peu déroutant.
En gros, il faut faire appel à son imagination pour croire à ce melting-pot sensé se passer en Arabie Saoudite.

Tahar Rahim sort clairement du lot. J'avais été plutôt déçue de sa performance dans Les Hommes Libres dans lequel je l'avais trouvé fade. Il joue ici un prince qui sort petit à petit de sa coquille et il est tout aussi convainquant en jeune introverti qu'en leader de tribu.

Antonio Banderas n'est,lui, pas extraordinaire et le personnage de Freida Pinto ne lui laisse pas vraiment la possibilité de s'exprimer...

En conclusion, allez voir Or Noir si vous voulez être dépaysés ou si vous avez besoin de soleil en ce début d'hiver...

La petite anecdote
Toutes les voix et tous les sons ont été ré-enregistrés et ajoutés en post-production. Les acteurs ont donc réenregistré leur voix en studio, après le tournage initial en plateau.

Infos pratiques
Or Noir
sorti le 23 novembre 2011 en France
réalisateur: Jean-Jacques Annaud
avec: Tahar Rahim, Antonio Banderas, Freida Pinto, Mark Strong
Bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19257181&cfilm=178179.html