lundi 25 août 2014

Le rôle de ma vie



Après Garden State, Zach Braff revient devant et derrière la caméra, pour un film écrit avec son frère et financé grâce à un appel aux fonds via Internet.

Aidan approche de la quarantaine, il vit à Los Angeles avec sa femme et leurs deux enfants et rêve depuis toujours de percer au cinéma. Arrive cependant un moment où sa vie d'adulte le rattrape.

Le Rôle De Ma Vie a été présenté lors du Festival de Sundance (tout comme Garden State il y a 10 ans...) et a reçu une ovation. Ce n'est pas surprenant tant ce film semble formaté pour recevoir le label "film indépendant américain".

"Indépendant" tout d'abord, puisqu'il n'est attaché à aucun studio. Le budget a été réuni grâce à une campagne de crowdfunding sur Internet. Inspiré par le succès du projet Veronica Mars, Zach Braff a réussi à lever 3.1 millions de dollars (1 million de plus qu'initialement prévu), ce qui lui a permis une grande liberté, notamment celle de tourner à Los Angeles même.

Il règne une atmosphère très sympathique dans ce film, le réalisateur ayant réussi à réunir autour de lui des acteurs avec lesquels il s'entend vraiment bien (Donald Faison, avec qui il partageait l'écran dans la série Scrubs, Kate Hupton qui est une amie...)
Vous reconnaîtrez sans doute quelques visages: Mandy Patinkin (Saul dans Homeland), la belle Kate Hupton donc, plutôt habituée aux rôles de blonde plantureuse mais qui s'en sort bien ici en mère de famille ou encore la jeune Joey King, vue dans Crazy Stupid Love et Le Monde Fantastique d'Oz

Les sujets abordés ne sont pas légers: rôle du père, transmission, prise de responsabilité, deuil... Et pourtant, Le Rôle De Ma Vie est une comédie. Certaines scènes sont même carrément des sketchs. 
Aidan, le héros, est à un carrefour de sa vie. Il a peur de faire certains choix alors que les événements le poussent. Il va finalement faire de son mieux pour que sa famille se rassemble. 
On touche là au côté très "américain" de ce "film indépendant américain": on n'évite pas la leçon de vie larmoyante ni le côté feel-good movie.

D'autres moment plutôt réussis font passer un bon moment: la caricature du folklore juif orthodoxe ou la science-fiction vue par un geek californien par exemple. 
On reste cependant loin des moments de poésie de Garden State

Le Rôle De Ma Vie est donc un film équilibré et bien construit, qui alterne entre scènes charmantes et drôles et épisodes dramatiques et larmoyants. 
Cinéma indépendant, certes, mais cinéma calibré quand même...

La petite anecdote:
Pour des raisons de budget, les gardes-robes des personnages ont principalement été constituées des vrais vêtements des acteurs.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
Le Rôle De Ma Vie
sorti le 13 août 2014 en France
réalisateur: Zach Braff
avec: Zach Braff, Kate Hudson, Mandy Patinkin, Joey King, Josh Gad


jeudi 21 août 2014

Nos Etoiles Contraires


Attention! mélodrame en vue... Le roman best-seller The Fault In Our Stars (Nos Etoiles Contraires en VO) de John Green est adapté au cinéma et a fait un carton au box-office américain. J'avais déjà eu du mal à retenir mes larmes à la lecture du livre, j'étais donc préparée (et armée de mouchoirs).

Hazel et Gus sont deux ados un peu différents: elle promène son chariot d'oxygène, il plaisante à propos de sa prothèse de jambe et ils se sont rencontrés dans un groupe de soutien pour jeunes atteints du cancer.

Nos Etoiles Contraires parle de cancer mais ce n'est pas un film sur le cancer. Le roman donnait déjà cette impression, bien retranscrite à l'écran: la maladie fait évidemment partie de la vie de Hazel et de Gus, comme de celle de leurs parents, elle a un impact sur leur façon de penser. Mais l'histoire n'est pas là. Le réalisateur Josh Boone a évité le pathos.

Tout d'abord, les personnages sont intelligents et ont un grand sens de l'humour, qui sauve beaucoup de situations et évite de nous apitoyer sur leur sort. Les dialogues sont bien écrits, le scénario bien ficelé et on passe ainsi au-dessus des bons sentiments. 

Le casting réunit deux jeunes acteurs qui étaient déjà présents à l'affiche de Divergente (dans lequel ils étaient frère et sœur). Shailene Woodley, qui a coupé ses longs cheveux pour le rôle, incarne Hazel Grace et elle rayonne dans ce rôle de jeune fille délicate et sage. Ansel Elgort est Augustus Waters, l'autre moitié du duo et il passe sans soucis de l'ado voulant être un héros au jeune homme fragile qu'Hazel veut protéger.

Nos Etoiles Contraires est une histoire d'amour d'adolescents. Ils gardent une vitalité et une énergie débordante malgré les obstacles que la maladie met en travers de leur chemin.
Bien sûr, faire pleurer en racontant une histoire de gamins cancéreux et relativement simple. Là où je trouve que Nos Etoiles Contraires est plutôt réussi (malgré quelques maladresses tout de même), c'est qu'une certaine pudeur s'en dégage. On pouvait s'attendre au pire avec le pitch et c'est finalement un joli film.
On n'évite pas les clichés sur l'ode à la vie et la nécessité de profiter du moment présent. Mais, après tout, le cinéma est là aussi pour nous raconter ces histoires...

Chantage émotionnel pour certains, tragédie passionnelle éphémère pour d'autres, une chose est sûre: Nos Etoiles Contraires  ne ment pas sur la marchandise. Au fond, vous savez déjà si vous êtes sensible à ce genre de spectacle...

La petite anecdote:
C'est peu dire que le film était attendu: la 1ère bande-annonce du film a été diffusée en janvier 2014 et elle a été visionnée 3 millions de fois dans les 24h qui ont suivi. Elle a depuis dépassé les 14 millions de vue.

Note:
3.5/5

Infos pratiques:
Nos Etoiles Contraires
sorti le 20 août 2014 en France
réalisateur: Josh Boone
avec: Shailene Woodley, Ansel Elgort, Willem Defoe

lundi 4 août 2014

New York Melody


Le réalisateur du très réussi Once (sorti en 2006) retrouve l'univers de la musique pour cette romance estivale de bonne humeur.

Gretta s'installe à New York avec son copain qui vient de signer un contrat avec un label pour sortir un album. Elle-même compositeur, elle se sent petit à petit écartée. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Dan, producteur porté sur la bouteille.

J'avais un peu peur d'une romance sirupeuse arrosée de pop mélancolique. 
Musicien lui-même, le réalisateur a su intégrer non seulement de jolies chansons (la BO est à écouter ici) mais surtout représenter la place que prend la musique pour ceux qui ont choisi d'en vivre.

John Carney réussit un film qui flirte avec les codes de la romance mais qui évite soigneusement les clichés. Dan et Gretta sont deux personnages abîmés et le réalisateur en fait un portrait doux-amer. Mais ce qu'ils construisent les ranime et leur énergie devient contagieuse. On a finalement envie de chantonner avec eux.
Cependant, aucune aspérité ne vient perturber le bon déroulement de cette histoire. La création musicale est ici une communion facile, les labels ouvrent grand leurs portes et on peut sortir un CD sans un sou en poche.

Côtés acteurs, Keira Knightley a du se mettre au chant et à la guitare pour le film. Elle ne quitte pas ses tics qui deviennent énervants (elle se touche la bouche au moins 15 fois) mais sa fine silhouette et son accent britannique collent très bien au personnage de Gretta.
Mark Ruffalo est rare et c'est chouette de le voir dans ce genre de film après l'avoir vu en Hulk dans Avengers
Un autre membre du casting tient une place centrale, c'est... New York. La ville est filmée sous toutes ses coutures et on ne s'en lasse pas.

Alors certes le scénario New York Melody est cousu de fil blanc, parfois un peu guimauve. Mais le film s'écoute autant qu'il se regarde et il a l'avantage d'éviter le ton moralisateur de nombreuses comédies romantiques américaines.

Bref, une romance musicale plutôt charmante mais un peu trop lisse pour convaincre vraiment.

La petite anecdote:
Adam Levine, chanteur des Maroon 5, tient ici pour la première fois un rôle dans un long métrage. Il a par ailleurs été élu "homme le plus sexy du monde" en 2013.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
New York Melody (en anglais Begin Again)
sorti le 30 juillet 2014 en France
réalisateur: John Carney
avec: Keira Knightley, Mark Ruffalo, Adam Levine

mercredi 16 juillet 2014

Dragons 2


Vacances d'été obligent, c'est la saison des films d'animation et autres dessins animés. Me voici donc chaussant mes lunettes 3D pour ce 2ème volet de la saga Dragons (en VO How to train your Dragon ).

Après avoir convaincu le village de Berk que les vikings et les dragons peuvent vivre ensemble, Harold et Krokmou explorent de nouveaux territoires. Ils découvrent alors une grotte remplie de dragons et d'autres surprises.

Les studios Dreamworks (Shrek) avaient frappé un grand coup en 2010 avec le premier Dragons qui avait rencontré un succès public et critique. Le réalisateur Dean De Blois n'est plus accompagné de son co-scénariste Chris Sanders, parti s'occuper des Croods. Il a donc négocié seul le passage de l'adolescence au début de l'âge adulte pour ses héros. Tous les personnages ont 5 ans de plus et font face à de nouveaux défis.

Dragons 2 est tout d'abord réussi au niveau visuel. Dès la scène d'ouverture de course à dos de dragon, on est littéralement plongés dans l'action grâce à une 3D utilisée très judicieusement. Les paysages sont magnifiques et colorés, l'univers des dragons fantaisiste mais très agréable.

Dragons 2 est donc beau mais il est surtout riche. Il s'agit d'un récit d'apprentissage, qui s'appuie sur un héros suffisamment complexe pour être intéressant. Les autres personnages qui l'entourent sont aussi intéressants et évoluent de façon subtile. On est loin des caricatures brutes et des leçons de morale. Le scénario des Dragons 2 est dense mais très bien écrit. On y parle de responsabilités, de devoir vivre à la hauteur de ce que nos parents attendent de nous, de ce que signifie protéger les siens mais aussi de l'amitié.

On notera tout de même quelques longueurs dans les scènes d'action qui m'ont un peu perdue.
L'humour, ingrédient indispensable pour moi aux films d'animation, est présent mais pas 100% réussis. Certains running gags sont même assez lourds.

En empruntant des références allant du Seigneur des Anneaux (les scènes de bataille) aux films d'animation de Miyasaki (l'apparition du Dragon Rider dans les nuages), Dean De Blois crée une identité propre, qui détache Dragons 2 des autres films d'animation. 
On est pas éblouis ou émerveillés comme dans certains Pixar (les premiers...) mais il s'agit d'un film honnête et touchant, qui fait confiance au spectateur pour interpréter les messages qu'il véhicule. 

Ajoutez qu'il plaira aux petits et aux grands et vous avez là un film d'aventure parfaitement taillé pour l'été.

La petite anecdote:
A votre avis, quel animal a servi d'inspiration pour Krokmou, le dragon de Harold?
Il s'agit du chat du superviseur de l'animation... Il devait initialement ressembler à une panthère, mais il a été décidé de l'adoucir.

Note
3.5/5

Infos pratiques:
Dragons 2
sorti le 2 juillet 2014 en France
réalisateur: Dean De Blois
avec les voix de: Jay Baruchel, Cate Blanchett, Gerard Butler

jeudi 10 juillet 2014

Jimmy's Hall


Signant sa 17ème sélection au Festival de Cannes, Ken Loach nous mène dans sa chère Irlande pour un drame politique et identitaire. 

Jimmy a dû s'exiler au Etats-Unis pendant les années 20 pour s'être battu pendant la guerre civile. Quand il revient au pays pour aider sa mère, il décide de rouvrir le hall, foyer et dancing ouvert à tous. Ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde.

Ken Loach a aujourd'hui 80 ans et il a annoncé que Jimmy's Hall serait son dernier film de fiction. Tout au long de sa filmographie, il est resté fidèle à des idées, notamment politiques (très à gauche).
Il nous raconte ici la vie de Jimmy Gralton, activiste irlandais qui s'est battu pour créer un lieu de culture au milieu de la campagne et qui a du pour cela se battre contre l'obscurantisme de l'époque.
A ce titre, Jimmy's Hall ferme une trilogie révolutionnaire démarrée avec Land and Freedom puis Le Vent se Lève (palme d'or à Cannes en 2006). Il est moins violent que ce dernier et d'une manière générale moins réussi mais on sent une profonde admiration du réalisateur pour ces héros sociaux convaincus qu'ils peuvent construire un monde plus juste et plus libre.

Forcément, on tombe dans un manichéisme un peu lourd: d'un côté les gentils progressistes montrés sous leur meilleur jour, de l'autre le méchant clergé très facile à détester. Jimmy's Hall manque clairement de subtilité à ce niveau.
De plus, Loach peine à dynamiser cette histoire pourtant attirante à la base. Le tempo est un peu bancal et on voit passer les 1h50.

Dans les points positifs, certaines scènes sortent du lot: celles de danse. Du folk irlandais au jazz, quand on danse dans Jimmy's Hall, on raconte mieux qu'avec des mots le romantisme et la solidarité.
Les acteurs, pour la plupart recrutés aux alentours du comté de Leitrim, sont une autre réussite. Il se dégage un sentiment d'appartenance régionale qui colle très bien au sujet du film.
Barry Ward, qui interprète Jimmy, a un faux air de Richard Gere et, même s'il manque de charisme pour incarner ce leader socialiste, il ne dénote pas.

Jimmy's Hall décevra les fans de Ken Loach qui s'attendaient à un chef d'oeuvre. C'est un film très classique (l'histoire ne demande pas d'artifices ou de chichis), par moment un peu mou mais vivant, authentique et plein de pudeur.

La petite anecdote:
Les musiciens jouent en live et les danseurs n'évoluent donc pas sur des pistes pré-enregistrées, Loach ayant l'impression "que ça sonne un peu faux" sinon.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
Jimmy's Hall
sorti le 2 juillet 2014 en France
réalisateur: Ken Loach
avec: Barry Ward, Simone Kirby

jeudi 26 juin 2014

Jersey Boys


Sauriez-vous dire qui chantait Can't Take My Eyes Off You ou Big Girls Don't Cry ? Clint Eastwood revient sur la carrière fulgurante des Four Seasons dans les années 50-60.

Quatre garçons du New Jerseys se lancent la chanson et parviennent à percer après quelques galères et deviennent des stars.

Jersey Boys est l'adaptation au cinéma d'une comédie musicale de Broadway qui a connu un immense succès. Eastwood, depuis longtemps passionné de musique, a repris le projet quand Jon Favreau (Iron Man) l'a quitté. 
Il a par ailleurs choisi de s'entourer de l'équipe du show puisque la plupart des acteurs interprètent leur rôle à la fois à l'écran et sur les planches. C'est notamment le cas de John Lloyd Young qui avait obtenu un Tony Award (l'équivalent des oscars pour les comédies musicales) en 2006 pour le rôle de Frankie Valli.

Même s'il est adapté d'une comédie musicale, Jersey Boys est avant tout un biopic. Il nous raconte l'histoire de ce groupe en l'illustrant de chansons qu'ils ont interprétées. La musique s'intègre naturellement, et il n'y a pas de scène chantée (ce n'est pas Chicago ou un Disney...). 

Le thème n'est pas nouveau: ces quatre jeunes partis de loin et qui grimpent très vite au sommet, sans finalement savoir comment gérer le succès qui leur tombe dessus. Eastwood s'appuie sur un scénario et des dialogues très bien écrits et sur une mise en scène assez classique. Il y ajoute quelques clins d’œil comme les personnages qui s'adressent directement au public, face caméra.

Cependant, malgré un montage vif qui insuffle un rythme soutenu au film, il s'installe progressivement une mollesse. On monte rapidement en puissance mais l'histoire tire en longueur.
Et même si Eastwood a bien réalisé, on a du mal à sentir sa patte sur le film. On ne vibre pas vraiment pour ces quatre garçons et on est bien loin des Gran Torino et autres Sur la Route de Madison. On penserait plutôt au (pas très bon) J. Edgar

Les acteurs jouent leur rôle avec prestance. Ils chantent également eux-mêmes et réinventent ces rôles qu'ils connaissent pourtant si bien puisqu'ils les jouent tous les soirs ou presque.

Chansons pop entraînantes, histoire bien racontée, mise en scène efficace: Jersey Boys ne brille pas de mille feux mais se laisse agréablement regarder.

La petite anecdote:
Christopher Walken est un très bon danseur. Il le prouve dans le clip de Fat Boy Slim ici.  

Note:
3/5

Infos pratiques:
Jersey Boys
sorti le 18 juin 2014
réalisé par: Clint Eastwood
avec: Christopher Walken, John Lloyd Young

mardi 17 juin 2014

Sous les jupes des filles


Le "film de filles" a le vent en poupe. Après Les Gazelles au mois d'avril, l'actrice Audrey Dana signe son premier film et nous propose de découvrir ce qui se passe Sous les jupes des filles

Elles sont onze et ont toutes des vies, des préoccupations et des caractères très différents. Elles vont se croiser et dresser un portrait aux multiples facettes de la femme d'aujourd'hui.

Ces onze femmes, Audrey Dana les a conçues comme les pièces d'un puzzle pour reconstituer la fille dans laquelle chacune va pouvoir se retrouver, au moins partiellement. Exubérantes, romantiques, complexées, courageuses... 
Sous les jupes des filles est un film choral: on passe d'un personnage à l'autre avec quelques éléments de l'histoire qui les relie (l'une est la sœur de l'autre, ou sa voisine...). Il pêche principalement par son manque de scénario car il est construit comme une suite de sketches. 2h sans écriture et avec autant de personnages, ça pèse vite lourd.

Mais Audrey Dana n'a pas d'autre prétention que de faire rire. Pas de message féministe (une chienne de garde qui verrait le film ferait sans doute une crise cardiaque), pas de morale à retenir. On vient entre copines et on débranche son cerveau.

Sous les jupes des filles est un film d'actrice(s): on sent que la réalisatrice a passé un très bon moment avec une bande de comédiennes triées sur le volet. Elle prend un malin plaisir à les mettre dans des situations incongrues. 
Pour certaines, le résultat est agréablement surprenant (Marina Hands ou Alice Taglioni par example). Pour d'autres, on est géné de les voir patauger (Vanessa Paradis ou Isabelle Adjani). Le casting reste tout de même un des arguments n°1 de ce film. On peut parier sans trop de risque un succès au box-office, en grande partie grâce à cette distribution façon Expandables en escarpins.

Le film ne manque ni d'énergie, ni de culot. Les histoires de fesses des personnages sont racontées sans aucun complexe, mieux vaut être prévenu. La limite entre l’irrévérencieux et le vulgaire sera fixée par chacun.

Sous les jupes des filles est pour moi l'équivalent d'un magazine féminin comme Be! ou Cosmo: bourré de clichés et de caricatures, on l'achète quand on a du temps à passer,  et qu'on a envie de sourire sans trop réfléchir.

La petite anecdote:
La bande-son du film est une belle réussite signée Imany. A découvrir ici.

Note:
1,5/5

Infos pratiques:
Sous les jupes des filles
sorti le 4 juin 2014 en France
réalisateur: Audrey Dana
avec: Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Marina Hands, Alice Taglioni