lundi 4 août 2014

New York Melody


Le réalisateur du très réussi Once (sorti en 2006) retrouve l'univers de la musique pour cette romance estivale de bonne humeur.

Gretta s'installe à New York avec son copain qui vient de signer un contrat avec un label pour sortir un album. Elle-même compositeur, elle se sent petit à petit écartée. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Dan, producteur porté sur la bouteille.

J'avais un peu peur d'une romance sirupeuse arrosée de pop mélancolique. 
Musicien lui-même, le réalisateur a su intégrer non seulement de jolies chansons (la BO est à écouter ici) mais surtout représenter la place que prend la musique pour ceux qui ont choisi d'en vivre.

John Carney réussit un film qui flirte avec les codes de la romance mais qui évite soigneusement les clichés. Dan et Gretta sont deux personnages abîmés et le réalisateur en fait un portrait doux-amer. Mais ce qu'ils construisent les ranime et leur énergie devient contagieuse. On a finalement envie de chantonner avec eux.
Cependant, aucune aspérité ne vient perturber le bon déroulement de cette histoire. La création musicale est ici une communion facile, les labels ouvrent grand leurs portes et on peut sortir un CD sans un sou en poche.

Côtés acteurs, Keira Knightley a du se mettre au chant et à la guitare pour le film. Elle ne quitte pas ses tics qui deviennent énervants (elle se touche la bouche au moins 15 fois) mais sa fine silhouette et son accent britannique collent très bien au personnage de Gretta.
Mark Ruffalo est rare et c'est chouette de le voir dans ce genre de film après l'avoir vu en Hulk dans Avengers. 
Un autre membre du casting tient une place centrale, c'est... New York. La ville est filmée sous toutes ses coutures et on ne s'en lasse pas.

Alors certes le scénario New York Melody est cousu de fil blanc, parfois un peu guimauve. Mais le film s'écoute autant qu'il se regarde et il a l'avantage d'éviter le ton moralisateur de nombreuses comédies romantiques américaines.

Bref, une romance musicale plutôt charmante mais un peu trop lisse pour convaincre vraiment.

La petite anecdote:
Adam Levine, chanteur des Maroon 5, tient ici pour la première fois un rôle dans un long métrage. Il a par ailleurs été élu "homme le plus sexy du monde" en 2013.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
New York Melody (en anglais Begin Again)
sorti le 30 juillet 2014 en France
réalisateur: John Carney
avec: Keira Knightley, Mark Ruffalo, Adam Levine

mercredi 16 juillet 2014

Dragons 2


Vacances d'été obligent, c'est la saison des films d'animation et autres dessins animés. Me voici donc chaussant mes lunettes 3D pour ce 2ème volet de la saga Dragons (en VO How to train your Dragon ).

Après avoir convaincu le village de Berk que les vikings et les dragons peuvent vivre ensemble, Harold et Krokmou explorent de nouveaux territoires. Ils découvrent alors une grotte remplie de dragons et d'autres surprises.

Les studios Dreamworks (Shrek) avaient frappé un grand coup en 2010 avec le premier Dragons qui avait rencontré un succès public et critique. Le réalisateur Dean De Blois n'est plus accompagné de son co-scénariste Chris Sanders, parti s'occuper des Croods. Il a donc négocié seul le passage de l'adolescence au début de l'âge adulte pour ses héros. Tous les personnages ont 5 ans de plus et font face à de nouveaux défis.

Dragons 2 est tout d'abord réussi au niveau visuel. Dès la scène d'ouverture de course à dos de dragon, on est littéralement plongés dans l'action grâce à une 3D utilisée très judicieusement. Les paysages sont magnifiques et colorés, l'univers des dragons fantaisiste mais très agréable.

Dragons 2 est donc beau mais il est surtout riche. Il s'agit d'un récit d'apprentissage, qui s'appuie sur un héros suffisamment complexe pour être intéressant. Les autres personnages qui l'entourent sont aussi intéressants et évoluent de façon subtile. On est loin des caricatures brutes et des leçons de morale. Le scénario des Dragons 2 est dense mais très bien écrit. On y parle de responsabilités, de devoir vivre à la hauteur de ce que nos parents attendent de nous, de ce que signifie protéger les siens mais aussi de l'amitié.

On notera tout de même quelques longueurs dans les scènes d'action qui m'ont un peu perdue.
L'humour, ingrédient indispensable pour moi aux films d'animation, est présent mais pas 100% réussis. Certains running gags sont même assez lourds.

En empruntant des références allant du Seigneur des Anneaux (les scènes de bataille) aux films d'animation de Miyasaki (l'apparition du Dragon Rider dans les nuages), Dean De Blois crée une identité propre, qui détache Dragons 2 des autres films d'animation. 
On est pas éblouis ou émerveillés comme dans certains Pixar (les premiers...) mais il s'agit d'un film honnête et touchant, qui fait confiance au spectateur pour interpréter les messages qu'il véhicule. 

Ajoutez qu'il plaira aux petits et aux grands et vous avez là un film d'aventure parfaitement taillé pour l'été.

La petite anecdote:
A votre avis, quel animal a servi d'inspiration pour Krokmou, le dragon de Harold?
Il s'agit du chat du superviseur de l'animation... Il devait initialement ressembler à une panthère, mais il a été décidé de l'adoucir.

Note: 
3.5/5

Infos pratiques:
Dragons 2
sorti le 2 juillet 2014 en France
réalisateur: Dean De Blois
avec les voix de: Jay Baruchel, Cate Blanchett, Gerard Butler

jeudi 10 juillet 2014

Jimmy's Hall


Signant sa 17ème sélection au Festival de Cannes, Ken Loach nous mène dans sa chère Irlande pour un drame politique et identitaire. 

Jimmy a dû s'exiler au Etats-Unis pendant les années 20 pour s'être battu pendant la guerre civile. Quand il revient au pays pour aider sa mère, il décide de rouvrir le hall, foyer et dancing ouvert à tous. Ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde.

Ken Loach a aujourd'hui 80 ans et il a annoncé que Jimmy's Hall serait son dernier film de fiction. Tout au long de sa filmographie, il est resté fidèle à des idées, notamment politiques (très à gauche).
Il nous raconte ici la vie de Jimmy Gralton, activiste irlandais qui s'est battu pour créer un lieu de culture au milieu de la campagne et qui a du pour cela se battre contre l'obscurantisme de l'époque.
A ce titre, Jimmy's Hall ferme une trilogie révolutionnaire démarrée avec Land and Freedom puis Le Vent se Lève (palme d'or à Cannes en 2006). Il est moins violent que ce dernier et d'une manière générale moins réussi mais on sent une profonde admiration du réalisateur pour ces héros sociaux convaincus qu'ils peuvent construire un monde plus juste et plus libre.

Forcément, on tombe dans un manichéisme un peu lourd: d'un côté les gentils progressistes montrés sous leur meilleur jour, de l'autre le méchant clergé très facile à détester. Jimmy's Hall manque clairement de subtilité à ce niveau.
De plus, Loach peine à dynamiser cette histoire pourtant attirante à la base. Le tempo est un peu bancal et on voit passer les 1h50.

Dans les points positifs, certaines scènes sortent du lot: celles de danse. Du folk irlandais au jazz, quand on danse dans Jimmy's Hall, on raconte mieux qu'avec des mots le romantisme et la solidarité.
Les acteurs, pour la plupart recrutés aux alentours du comté de Leitrim, sont une autre réussite. Il se dégage un sentiment d'appartenance régionale qui colle très bien au sujet du film.
Barry Ward, qui interprète Jimmy, a un faux air de Richard Gere et, même s'il manque de charisme pour incarner ce leader socialiste, il ne dénote pas.

Jimmy's Hall décevra les fans de Ken Loach qui s'attendaient à un chef d'oeuvre. C'est un film très classique (l'histoire ne demande pas d'artifices ou de chichis), par moment un peu mou mais vivant, authentique et plein de pudeur.

La petite anecdote:
Les musiciens jouent en live et les danseurs n'évoluent donc pas sur des pistes pré-enregistrées, Loach ayant l'impression "que ça sonne un peu faux" sinon.

Note:
2.5/5

Infos pratiques:
Jimmy's Hall
sorti le 2 juillet 2014 en France
réalisateur: Ken Loach
avec: Barry Ward, Simone Kirby

jeudi 26 juin 2014

Jersey Boys


Sauriez-vous dire qui chantait Can't Take My Eyes Off You ou Big Girls Don't Cry ? Clint Eastwood revient sur la carrière fulgurante des Four Seasons dans les années 50-60.

Quatre garçons du New Jerseys se lancent la chanson et parviennent à percer après quelques galères et deviennent des stars.

Jersey Boys est l'adaptation au cinéma d'une comédie musicale de Broadway qui a connu un immense succès. Eastwood, depuis longtemps passionné de musique, a repris le projet quand Jon Favreau (Iron Man) l'a quitté. 
Il a par ailleurs choisi de s'entourer de l'équipe du show puisque la plupart des acteurs interprètent leur rôle à la fois à l'écran et sur les planches. C'est notamment le cas de John Lloyd Young qui avait obtenu un Tony Award (l'équivalent des oscars pour les comédies musicales) en 2006 pour le rôle de Frankie Valli.

Même s'il est adapté d'une comédie musicale, Jersey Boys est avant tout un biopic. Il nous raconte l'histoire de ce groupe en l'illustrant de chansons qu'ils ont interprétées. La musique s'intègre naturellement, et il n'y a pas de scène chantée (ce n'est pas Chicago ou un Disney...). 

Le thème n'est pas nouveau: ces quatre jeunes partis de loin et qui grimpent très vite au sommet, sans finalement savoir comment gérer le succès qui leur tombe dessus. Eastwood s'appuie sur un scénario et des dialogues très bien écrits et sur une mise en scène assez classique. Il y ajoute quelques clins d’œil comme les personnages qui s'adressent directement au public, face caméra.

Cependant, malgré un montage vif qui insuffle un rythme soutenu au film, il s'installe progressivement une mollesse. On monte rapidement en puissance mais l'histoire tire en longueur.
Et même si Eastwood a bien réalisé, on a du mal à sentir sa patte sur le film. On ne vibre pas vraiment pour ces quatre garçons et on est bien loin des Gran Torino et autres Sur la Route de Madison. On penserait plutôt au (pas très bon) J. Edgar. 

Les acteurs jouent leur rôle avec prestance. Ils chantent également eux-mêmes et réinventent ces rôles qu'ils connaissent pourtant si bien puisqu'ils les jouent tous les soirs ou presque.

Chansons pop entraînantes, histoire bien racontée, mise en scène efficace: Jersey Boys ne brille pas de mille feux mais se laisse agréablement regarder.

La petite anecdote:
Christopher Walken est un très bon danseur. Il le prouve dans le clip de Fat Boy Slim ici.  

Note:
3/5

Infos pratiques:
Jersey Boys
sorti le 18 juin 2014
réalisé par: Clint Eastwood
avec: Christopher Walken, John Lloyd Young

mardi 17 juin 2014

Sous les jupes des filles


Le "film de filles" a le vent en poupe. Après Les Gazelles au mois d'avril, l'actrice Audrey Dana signe son premier film et nous propose de découvrir ce qui se passe Sous les jupes des filles. 

Elles sont onze et ont toutes des vies, des préoccupations et des caractères très différents. Elles vont se croiser et dresser un portrait aux multiples facettes de la femme d'aujourd'hui.

Ces onze femmes, Audrey Dana les a conçues comme les pièces d'un puzzle pour reconstituer la fille dans laquelle chacune va pouvoir se retrouver, au moins partiellement. Exubérantes, romantiques, complexées, courageuses... 
Sous les jupes des filles est un film choral: on passe d'un personnage à l'autre avec quelques éléments de l'histoire qui les relie (l'une est la sœur de l'autre, ou sa voisine...). Il pêche principalement par son manque de scénario car il est construit comme une suite de sketches. 2h sans écriture et avec autant de personnages, ça pèse vite lourd.

Mais Audrey Dana n'a pas d'autre prétention que de faire rire. Pas de message féministe (une chienne de garde qui verrait le film ferait sans doute une crise cardiaque), pas de morale à retenir. On vient entre copines et on débranche son cerveau.

Sous les jupes des filles est un film d'actrice(s): on sent que la réalisatrice a passé un très bon moment avec une bande de comédiennes triées sur le volet. Elle prend un malin plaisir à les mettre dans des situations incongrues. 
Pour certaines, le résultat est agréablement surprenant (Marina Hands ou Alice Taglioni par example). Pour d'autres, on est géné de les voir patauger (Vanessa Paradis ou Isabelle Adjani). Le casting reste tout de même un des arguments n°1 de ce film. On peut parier sans trop de risque un succès au box-office, en grande partie grâce à cette distribution façon Expandables en escarpins.

Le film ne manque ni d'énergie, ni de culot. Les histoires de fesses des personnages sont racontées sans aucun complexe, mieux vaut être prévenu. La limite entre l’irrévérencieux et le vulgaire sera fixée par chacun.

Sous les jupes des filles est pour moi l'équivalent d'un magazine féminin comme Be! ou Cosmo: bourré de clichés et de caricatures, on l'achète quand on a du temps à passer,  et qu'on a envie de sourire sans trop réfléchir.

La petite anecdote:
La bande-son du film est une belle réussite signée Imany. A découvrir ici.

Note:
1,5/5

Infos pratiques:
Sous les jupes des filles
sorti le 4 juin 2014 en France
réalisateur: Audrey Dana
avec: Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Marina Hands, Alice Taglioni

vendredi 6 juin 2014

The Rover


J'avais beaucoup aimé Animal Kingdom (2011) du réalisateur australien David Michôd. La présentation à Cannes (hors compétition) de son nouveau film The Rover laissait présager le meilleur.

Suite à une crise économique dévastatrice, l'Australie est un désert où règne la loi du plus fort. Quand on lui vole sa voiture, Eric part à la poursuite du gang avec une détermination implacable.

Animal Kingdom nous plongeait au cœur d'une famille de criminels à Melbourne et faisait penser à Scorcese. The Rover ne change pas de pays mais de décor puisque c'est dans le désert australien qu'on nous promène  pendant 1h45. Un désert qui fait forcément penser à Mad Max mais la comparaison s'arrête vite.

The Rover est un film dans lequel la violence est un mode d'expression: dans un pays qui a perdu toute justice et ordre moral, le pire refait surface et c'est celui qui dégaine le plus vite qui s'en sort. La réussite de Michôd et de faire comprendre cette violence au spectateur. On n'est pas dans le spectacle et le sang qui gicle comme chez Tarantino. L'environnement est tellement rude et désespéré que les personnages sont voués à être violents pour survivre.

Par certains aspects, The Rover est un western: il en respecte de nombreux codes, des lumières solaires aux personnages solitaires et filmés de dos. 
Michôd plante son décor puis nous raconte une histoire plutôt simple (un autre code du western) et économise les dialogues. Les informations sont distillées au spectateur au compte goutte. On doit alors imaginer ce qui anime les personnages, ce qu'ils poursuivent, ce qu'ils fuient. La gymnastique est intéressante mais elle est poussée trop loin. 
Le coté "film atmosphérique" a de bons côtés, à commencer par la beauté de la photo et des paysages filmés avec de longs plans. Le revers de la médaille est un rythme très lent. En ne nourrissant pas le spectateur d'informations, le réalisateur nous perd en cours de route.

Guy Pearce, plus mutique que jamais, incarne cet Eric dont l'obstination est longtemps incompréhensible. Il donne l'impression d'être en permanence sur le point d'exploser. Pearce accompagne brillamment l'évolution de son personnage.
La bonne surprise vient de la seconde moitié du duo car c'est Robert Pattinson (le vampire de Twilight, également vu dans le terrible Cosmospolis de Cronenberg) qui l'accompagne. En benêt qui ne mesure pas les effets secondaires de ses actes, il livre une performance étonnante.
C'est finalement le contraste entre ces deux personnages qui fait la force du film. Le choix et la direction des acteurs y étant pour beaucoup dans la construction de cet équilibre.

The Rover raconte la perte d'humanité. C'est un film brutal à la violence parfois absurde. Ce n'est pas un film à mettre entre toutes les mains mais Michôd confirme son potentiel avec sa mise en scène très maîtrisée.

La petite anecdote:
Le film a été tourné dans la chaîne des Flinders, au Nord d'Adelaïde.
Si vous voulez y faire un tour, c'est par ici. 

Note:
3/5

Infos pratiques:
The Rover
sorti le 4 juin 2014 en France
réalisateur: David Michôd
avec: Guy Pearce, Robert Pattinson

mercredi 4 juin 2014

Maléfique


Les contes de fée ont aussi leur côté sombre et c'est souvent le plus intéressant... Disney a demandé à Robert Stromberg de revisiter le classique de 1959 La Belle au Bois Dormant.

Maléfique est donc l'histoire cachée de ce qui a mené cette fée à jeter ce sort à la petite Aurore.

Difficile d'en dire davantage sans révéler quelques surprises qui valent le coup d'être découvertes sur grand écran!

Maléfique est une fée, elle évolue dans un monde fantastique peuplé d'autres créatures magiques. Le paradis pour le réalisateur Robert Stromberg qui a été directeur artistique pour de nombreux films comme Avatar, L'Odyssée de Pi, Le Monde Fantastique d'Oz, etc. C'est un spécialiste des effets spéciaux et il joue avec la 3D pour nous plonger dans son monde. On peut même considérer la surenchère d'effets visuels assez lourde.

Même si c'est un Disney, il n'est pas à mettre devant les yeux de tous les enfants. Certaines scènes de bataille sont assez violentes et l'univers est plutôt sombre.

Maléfique repose sur Angelina Jolie. Rôle titre et central, elle est effrayante mais classe, charismatique mais fragile. Elle donne vie au personnage du dessin animé et s'éclate visiblement à porter les cornes de Maléfique.
Elle Fanning (vue dans L'Etrange Histoire de Benjamin Button et Super 8) joue Aurore et est relativement insipide.
Sharlto Copley (District 9, Elysium) prête quand à lui son accent sud africain au roi Stefan et incarne la métaphore de l'alpha mâle qui se laisse dépasser par son ambition.

La thématique et le message de Maléfique sont multiples. On peut y trouver plusieurs niveaux de lecture, le problème étant qu'aucun d'entre eux n'est vraiment poussé jusqu'au bout. Maléfique peut être à la fois interprété comme une ode au féminisme, une dénonciation du viol et/ou une réhabilitation des méchants. Certains y ont même vu une histoire d'amour lesbienne.
Le scénario est assez disparate: plusieurs pistes sont lancées mais le découpage est bancal: une introduction trop longue, un final en queue de poisson... Le spectateur reste un peu sur sa faim.

Grâce à Maléfique, un bon coup de balai est donné sur les vieux contes de fée et par la même occasion dans le catalogue Disney. Etre capable de réinventer les mythes et les renouveler est une vraie performance.

La superstar Angelina Jolie trouve avec Maléfique un rôle taillé sur mesure. La débauche d'effets spéciaux peut être indigeste mais on rentre dans un univers à part et la relecture du conte est moins bête que prévue.

La petite anecdote:
Vivienne, une des filles d'Angelina Jolie et de Brad Pitt a joué dans une scène du film car c'était la seule enfant à ne pas avoir peur de l'actrice quand elle portait son costume.

Note:
3/5

Infos pratiques:
Maléfique
sorti le 28 mai 2014 en France
réalisateur: Robert Stromberg
avec: Angelina Jolie, Elle Fanning, Sharlto Copley