lundi 19 septembre 2016

Frantz


Certains disent qu'un mauvais Ozon, c'est toujours mieux que beaucoup d'autres films. Alors quand c'est un bon Ozon...

Un jeune français rescapé de la 1ère Guerre Mondiale vient se recueillir sur la tombe d'un soldat allemand.

Le réalisateur de Potiche, Jeune et Jolie, et Huit Femmes (entre autres) propose un film d'un classicisme déroutant. Filmé en 35mm, présenté en noir et blanc avec au casting un ancien de la Comédie Française: le risque de sentir la poussière est fort.

L'exercice est finalement plutôt réussi pour Ozon. Certes Frantz est un film lisse et propre sur lui; comme le milieu bourgeois qu'il met en scène. Mais le réalisateur se sert de ce cadre pour explorer ses sujets favoris: le deuil, le secret...
Adapté d'une pièce de théâtre de Maurice Rostand, Frantz installe un suspense qui ne se dissipe qu'au goutte à goutte. 

Contrairement à ce que le titre peut laisser à penser, c'est bien le personnage d'Anna qui est au cœur du film. La jeune fiancée du soldat allemand décédé est le personnage dont Ozon dresse le portrait car c'est sur elle que se reportent les chagrins, les révélations, les mensonges. Et c'est bien là le sujet du film: on parle ici du droit au secret, du droit au mensonge pour protéger ceux qui doivent l'être.

Paula Beer, impeccable, donne un visage délicat et une beauté classique à Anna. Elle incarne cette si petite place laissée aux femmes au lendemain de cette guerre d'hommes.

Face à elle, Pierre Niney, choix quasi évident à la description du personnage tant sa fragilité et son élégance vont de soi. Niney a pour l'occasion appris à jouer du violon, danser la valse et parler allemand. Le problème avec les choix évidents, c'est qu'on est peu surpris.

Frantz souffre d'un côté "exercice de style" qui empêche l'émotion de s'installer. Comme si le film était trop élégant pour provoquer un émoi. Il reste cependant de superbes images, comme de belles photos. L'utilisation du noir et blanc est graphique mais sert aussi l'histoire (avec une petite astuce un peu facile mais efficace). Quant à la langue allemande, elle contribue à installer l'atmosphère.
Ozon multiplie les fausses pistes mais reste dans le pur mélodrame, nous balade pour mieux nous surprendre.

Très écrit et à la mise en scène presque ampoulée, Frantz peut paraître coincé. Il reste un film a l'esthétique soignée et au déroulé impeccable.
Un bon Ozon.

La petite anecdote:
Après Yves Saint Laurent en 2014, Pierre Niney sera très prochainement à l'affiche de deux nouveaux biopics: L'Odyssée sur la vie de Cousteau et La Promesse de l'Aube adapté du roman autobiographique de Romain Gary.

Note:
3.5/5

Infos pratiques:
Frantz
sorti le 7 septembre 2016 en France
réalisateur: François Ozon
avec: Paula Beer, Pierre Niney

vendredi 16 septembre 2016

Toni Erdmann


Triomphe auprès de la critique à Cannes mais oublié du palmarès, voici une comédie allemande (oui, je sais, c'est surprenant).

Inès est une femme d'affaire trentenaire. Quand son père débarque à Bucarest où elle travaille, il lui demande si elle est heureuse. C'est le début d'une réflexion plus profonde.

Autant le dire tout de suite, Tony Erdmann est un film complètement loufoque (pour ne pas dire perché). Très personnellement, je suis passée à côté.
Encensé par la critique cannoise, il n'est reparti qu'avec le Prix de la Critique Internationale.
Pendant 2h45, on assiste à une farce délirante: si on ne prend pas le train dès le départ, il est difficile de le rattraper en cours de route.

Maren Ade nous raconte l'histoire de deux personnages que tout oppose malgré leur parenté. Inès est le symbole de cette jeunesse workaholic qui a sacrifié sa joie de vivre sur l'autel de la carrière brillante. Winfried est un père qui ne communique que par de vieilles blagues dont tout son entourage est lassé.

En combinant chronique intime et critique sociale, la réalisatrice allemande touche des sujets profonds et très actuels. 
L'esthétique à la Derrick, le rythme délibérément lent et l'allemand mêlé de roumain ont eu raison de mon niveau d'attention.

On est surpris de la tournure complètement farfelue que prennent les événements. Les sauts vers l'absurde sont assurés par le personnage du père et font (parfois) rire. Mais c'est un rire presque nerveux, et pas franchement agréable.

Le personnage d'Inès est à la fois cassante et attachante dans sa solitude parée des symboles de la réussite professionnelle. Son père est balourd et délicat dans son souhait de se reconnecter avec sa fille.

Les critiques (Telerama en tête, j'aurais dû me méfier) ont loué l'écriture nette, l'atmosphère si spéciale, le ridicule assumé.
Pour ma part, je me suis de nombreuses fois demandé ce que je faisais là.

La petite anecdote:
La mascotte de Cannes 2016 c'est lui, le kukeri, créature bulgare sensée chasser les mauvais esprits. Présent dans Toni Erdmann, il est venu monter les marches.
Le comble, c'est qu'il apparaissait dans un second film, Apnée, présenté à la Semaine de la Critique. 

Note:
1/5

Infos pratiques:
Toni Erdmann
sorti le 17 août 2016 en France
réalisatrice: Maren Ade
avec: Peter Simonischek, Sandra Hüller

jeudi 15 septembre 2016

Divine(s)

Avoir envie d'aller au ciné un mardi soir.
Choisir une séance un peu au hasard.
Se retrouver à assister à l'avant-première du film récompensé par la Caméra d'Or à Cannes cette année, avec l'équipe du film pour un débat après la projection.

Dounia vit dans une banlieue et elle rêve de pouvoir et d'argent. Elle décide avec sa meilleure amie de marcher dans les pas de Rebecca, une dealeuse respectée.

La réalisatrice Houda Benyamida a fait du bruit à Cannes, avec un discours fleuve et spontané au moment de recevoir son prix (à voir ici). Cette énergie débordante, on la retrouve dans Divines
Elle décrit son film comme "une rencontre entre le politique et le sacré" et là on se dit: mince, encore un film prise de tête, spécial Festival de Cannes. Mais non. Divines parle de politique, de sacré, mais Divines parle aussi d'amitié, de romantisme, de colère.

On pense à Audiard, à Kechiche pour la façon de filmer la banlieue comme un décor et pas comme un sujet.
Divines brouille les repères masculins et féminins. Tout ce qui est fin, esthétique, artistique est porté par des personnages d'hommes (notamment Djigui, joué par Kevin Mischel, épatant danseur-acteur). Alors que la violence, la rage, les coups, sont du côté des filles.

Les héroïnes renversent les codes de la bienséance: elles sont bruyantes, elles courent après l'argent comme un sésame pour une vie meilleure. Elles veulent de la "money, money, money", des ferraris, des Rolex, du bling-bling. Ce rêve matérialiste est lié à une violence verbale et physique: Dounia et Maimounia en feront brutalement l'expérience.

C'est un premier film à la fois pour la réalisatrice et pour la plupart des acteurs. On sent leur fraîcheur et leur envie de raconter cette histoire. Oulaya Amamra (qui est la soeur de Houda Benyamida) est lumineuse mais aussi Deborah Lukumuena et Jisca Kalvenda, excellentes.

Pas forcément ultra original (scènes inévitables d'échec scolaire, de confrontation avec la police), Divines est surtout très efficace. C'est un film qui fonce dans le tas, qui nous laisse étourdi et qui fait ensuite réfléchir sur des éléments plus cachés dans les recoins du film. Divines touche parce qu'on sent que toute cette énergie doit être canalisée, comme Dounia qui doit trouver un équilibre entre sa rage et ses peurs.

La petite anecdote:
La réalisatrice Houda Benyamida a créé en 2006 l'association 1000 visages (www.1000visages.fr) destinée à promouvoir la diversité dans les castings de cinéma.

Note:
4/5

Infos pratiques:
Divines
sorti le 31 août 2016 en France
réalisatrice: Houda Benyamida
avec: Oulaya Amamara, Deborah Lukumuena, Jisca Kelvenda, Kevin Mischel

jeudi 8 septembre 2016

Star Trek Sans Limites


Je continue dans la série "voir des films dont je n'ai pas vu les épisodes précédents". Aujourd'hui (enfin... il y a quelques temps: je prends du retard dans l'écriture) Star Trek Sans Limites 3ème opus du remake de la série culte des années 60.

Le vaisseau Enterprise et son équipage explorent les confins inexplorés de l'espace et répondent à l'appel au secours d'un vaisseau échoué sur la planète Altamid.

Star Trek est plus qu'une série, c'est un univers à part entière: six séries et une série d'animation, 13 films, des centaines de romans et bandes dessinées, des dizaines de jeux vidéos. Cet univers fête ses 50 ans en 2016 et voit donc un nouveau long-métrage s'ajouter aux éléments qui le composent.
Pas besoin d'être un fan absolu parlant le klingon couramment, pour reconnaître les symboles Star Trek: les oreilles pointues de Spock, le signe de la main, la forme du vaisseau spatial, etc. Apprécier la science-fiction reste cependant un pré-requis pour goûter à ce nouvel opus.

Aux commandes de ce Star Trek Sans Limites, Justin Lin, réalisateur de 4 des 7 Fast and Furious. Il prend la suite de J.J. Abrams qui avait renouvelé la franchise et assuré un grand succès au box office.
Au scénario, un duo qui fonctionne super bien: Doug Jung et Simon Pegg (vu dans les Mission: Impossible, Shaun of the Dead et Le Dernier Pub avant la fin du Monde), humoriste anglais. Ils apportent un second degré et une bonne dose d'humour qui évitent au film de se prendre trop au sérieux.

Cet épisode permet de tourner les pages de la génération précédente. Il rend hommage à Leonard Nimoy, acteur qui jouait Spock dans la série originale et à George Takei, qui jouait Sulu et à qui il est fait un clin d'oeil puisque le Sulu de Star Trek Sans Limites a une famille gay (Takei était un défenseur des droits gays). 

Côté action, on est servis et mieux vaut être bien accroché à son fauteuil et à ses lunettes 3D. Courses Poursuites de vaisseaux, traversée de nébuleuse et d'astéroïdes, gravité relative: ça bouge. Les scènes de batailles spatiales sont notamment très spectaculaires. La station Yorktown est également impressionnante visuellement.
Les relations entre les personnages sont en revanche survolées, ne laissant pas le temps aux émotions de s'installer.

Chris Pine prête son regard bleu acier au capitaine Kirk. Il n'est pas mauvais mais pas vraiment bon non plus. La française Sofia Boutella, vue dans Kingsman, incarne le personnage de Jaylah, alliée improbable et pleine de ressources.
Zachary Quinto (vu dans la série Heroes et dans Margin Call) colle parfaitement à Spock.

Star Trek est donc sans surprise un divertissement science-fiction de bonne qualité. Il compense ce qui manque en profondeur de scénario par du visuel et de l'action spatiale.

"Live long and prosper"

La petite anecdote:
Le film est dédié à Leonard Nimoy, décédé en 2015 et à Anton Yelchin, qui joue Pavel Chekov, l'ingénieur de l'Enterprise, décédé par accident en juin 2016.

Note:
3/5


Infos pratiques:
Star Trek Sans Limites
sorti le 17 août 2016 en France
réalisateur: Justin Lin
Avec: Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Sofia Boutella, Idriss Elba, Zoe Saldana 


jeudi 1 septembre 2016

Jason Bourne


Effet secondaire de la canicule parisienne: je recherche un peu de fraîcheur et me décide à voir Jason Bourne, 5ème film d'une série dont je n'ai pas vu les quatre premiers.

Jason Bourne est toujours poursuivi par les services secrets américains. Une traque autour du monde, course mêlant quête de mémoire, faux semblants et désirs de vengeance.

Matt Damon renfile le costume de l'agent sans mémoire après avoir laissé la place à Jeremy Renner le temps d'un film (The Bourne Legacy). Le réalisateur Paul Greengrass reprend lui aussi du service: c'était la condition que posait Damon pour reprendre le rôle.

Adaptée des romans de Ludlum, la franchise Bourne a connu un grand succès depuis 2002. Elle combine les ingrédients essentiels aux bons films d'espionnage et d'action: intrigue solide, personnage fort et scènes d'action bien ficelées.
Je ne m'étais jamais laissé tenter mais je suis plutôt convaincue après ce Jason Bourne. Il me manque forcément des références aux épisodes précédents mais on rattrape facilement le train en marche. C'est le gros avantage de ces films très codifiés: on s'y repère vite. 

Greengrass sait ce qu'il sait faire: il orchestre savamment les poursuites en voiture et les scènes de combat. Les prises de vue caméra à l'épaule sont toujours aussi instables mais ça ne va pas (pour une fois) jusqu'au mal de mer.
On fait le tour du monde en suivant nos espions qui nous plongent dans un Athènes au bord de l'implosion, une Las Vegas qu'on a plaisir à voir partir en morceaux et un Washington en repère institutionnel.

Les thématiques abordées font échos à des questions très actuelles: limite de la liberté privée via notamment les réseaux sociaux, justification de la raison d'état, etc. Le film ne propose pas de réponse toute faite mais fait de ces problématiques des éléments du décor. 
On garde tout de même une vision bien manichéenne... On parlait de codes?...

Matt Damon rentabilise ses interventions avec seulement 45 répliques pour 2h de film... Il ne fait pas dans la dentelle et va droit au but.
Vincent Cassel est tout aussi peu loquace mais ça évite d'entendre son accent français.
Alicia Vikander (vue dans Royal Affair, Danish Girl...) joue une nouvelle recrue de la CIA, experte en cyber sécurité. Elle oscille entre finesse et action et apporte la touche de féminité nécessaire.
Tommy Lee Jones a quant à lui pris un sacré coup de vieux mais campe un directeur de la CIA old school plutôt crédible. 

Jason Bourne est un pur produit de studio qui tient ses promesses sans pour autant les dépasser. Ça explose, ça remue et ça vous divertit. Contrat rempli.

La petite anecdote:
Paul Greengrass travaille actuellement à l'adaptation au cinéma du chef d'oeuvre d'Orwell 1984

Note:
3.5/5

Infos pratiques:
Jason Bourne
sorti le 10 août 2016 en France
réalisateur: Paul Greengrass
avec: Matt Damon, Alicia Vikander, Tommy Lee Jones, Vincent Cassel

lundi 29 août 2016

Suicide Squad


Et si pour une fois, les méchants étaient sur le devant de la scène? Adapté de la BD DC Comics et située dans l'univers de Batman, voici une bande de héros qui sort de l'ordinaire.

Le gouvernement américain rassemble une équipe de super-méchants pour combattre une menace énigmatique. Jusqu'où leur faire confiance?

Encore une fois, la bande-annonce était alléchante. On pouvait espérer des héros cabossés voire franchement tarés. Les Gardiens de la Galaxie et Deadpool avaient lancé l'idée que les super héros ne sont pas forcément gentils et/ou polis.

Si on ne maîtrise pas l'univers DC Comics sur le bout des doigts, la plupart de ces anti-héros sont des inconnus. On reconnaîtra le Joker, ennemi juré de Batman, accompagné de Harley Quinn. Pour les autres, on les découvre, avec leur passif et leurs pouvoirs.

On attendait un film sulfureux, qui ne prend pas de gants et qui secoue un peu. Raté. 
Le réalisateur David Ayer (qui a aussi réalisé Fury et Hancock) a bien tenté de monter une version trash de Suicide Squad: les studios lui ont demandé de reshooter des scènes et de rendre un produit plus fun et grand public. Le montage est donc bancal, le ton du film peu constant.

Ces méchants à qui on demande de sauver le monde acceptent bien trop vite de rentrer dans le rang. Et une fois assagi, ils sont beaucoup moins rigolos. 
Cependant visuellement, on en prend plein les yeux: savant dosage de fluo au milieu d'une ville très sombre, scènes d'action bien dosées. On se régale aussi de la bande-son, mix de grands classiques rock (Queen) et de hip-hop plus récent.

Deux actrices tirent leur épingle du jeu globalement très moyen (Will Smith paraît par exemple incapable de jouer un méchant): Margot Robbie, vue dans Le Loup de Wall Street et récemment dans Tarzan qui s'amuse beaucoup et joue Harley Quinn avec fougue et humour. Et Viola Davis (La Couleur des Sentiments ) qui joue la boss de cette équipe avec toute la froideur et la méthode nécessaires.

Malgré quelques bonnes séquences, Suicide Squad déçoit: moins fun et trash qu'attendu.

La petite anecdote:
Saurez-vous reconnaître l'acteur qui se cache derrière le masque (relativement répugnant) de Killer Croc?
Indice n°1: Vous l'avez vu dans les séries Lost et Oz, dans Bourne: Identity, Thor 
Indice n°2: son nom est quasi imprononçable

Note:
2/5 

Infos pratiques:
Suicide Squad
sorti le 3 août 2016 en France
réalisateur: David Ayer
avec: Will Smith, Cara Delevigne, Margot Robbie, Jared Leto, Viola Davis

lundi 22 août 2016

Comme des Bêtes


La bande-annonce sortie il y a plusieurs mois était particulièrement réussie et drôle. la nouvelle création du studio auteur de la franchise des Minions avait donc tout pour attirer le public estival.

Une fois que leurs maîtres les laissent seuls, que peuvent bien faire de leur journée les animaux de compagnie?

Les animaux sont très souvent les héros des films d'animation. Comme des Bêtes ne fait pas exception. Les réalisateurs leur prêtent donc le langage mais le reste de leurs expressions et attitudes est très proche de la réalité. Ces petits détails très bien retranscrits feront sans nul doute sourire quiconque a eu un chat (qui tente de s'asseoir dans une boite beaucoup trop petite pour lui) ou un chien (qui a décidé que les écureuils étaient des ennemis mortels).
Les gags s'enchaînent à un rythme soutenu et l'animation est fluide.
Chaque personnage a un caractère bien trempé et les doublages aident à se glisser dans leurs fourrures. 

Clin d’œil aux Monty Pythons, le grand méchant du film est un petit lapin blanc a l'air tout à fait inoffensif mais qui se révèle un gangster à grandes oreilles. Les références ciné - Belle et le Clochard, Grease, Les Aristochats feront plaisir aux parents. Les enfants eux, riront des gags très visuels.

Situé à New York, Comme des Bêtes fait de la ville un personnage à part entière, la reconstitution est minutieuse.

Il manque cependant l'étincelle qui permettrait de nous convaincre. Alors que la bande-annonce était très originale, le scénario est déjà vu et revu. Les scènes ultra-classiques de courses-poursuites en voiture et de descente dans les égouts n'apportent rien de neuf. Ça tourne vite court et on déplore le manque de prise de risque.

Comme des Bêtes est un film tendre aux détails bien trouvés mais qui manque d'originalité. Moins bien que ce que la bande-annonce pouvait laisser espérer...

La petite anecdote:
Sorti fin juillet en France, Comme des Bêtes avait bénéficié d'une promo depuis... plusieurs mois: clip de Noël ici, clip de Pâques ici

Note:
2/5 

Infos pratiques:
Comme des Bêtes
sorti le 27 juillet 2016 en France
réalisateurs: Chris Renaud, Yarrow Cheney